L’intensification des combats sur la côte ouest et dans le gouvernorat de Taëz a provoqué le déplacement de plus de 112.000 personnes à l’intérieur du pays, et près de 3000 autres ont traversé le golfe d’Aden pour rejoindre Djibouti.
L’Organisation internationale pour les migrations indique que ses moyens sont très limités et que ses stocks seront épuisés à brève échéance. Djibouti accueille désormais environ 36.000 réfugiés et se prépare à l’arrivée possible de 10.000 personnes supplémentaires, perspective qui pèserait sur ses services de santé et d’éducation.
Le système sanitaire yéménite était déjà exsangue avant cette escalade. Selon les évaluations de l’Organisation mondiale de la santé, seules 60 structures sur plus de 5000 étaient pleinement opérationnelles. Environ la moitié des 41 millions d’habitants du pays avaient besoin d’une assistance humanitaire avant la reprise des combats.
Les Nations unies rappellent par ailleurs que 73 de leurs personnels demeurent détenus arbitrairement par les autorités de fait houthies, certains depuis 2021.
La crise yéménite s’inscrit dans l’escalade régionale ouverte par la fermeture du détroit d’Ormuz, les Houthis conduisant des frappes vers l’Arabie saoudite et Israël et constituant l’un des théâtres visés par la demande iranienne d’un arrêt des hostilités à l’échelle du Moyen-Orient.
LNT