L’autoroute de l’eau alimente Rabat et Casablanca

Par LNT
autoroute de l’eau

L’interconnexion entre l’oued Sebou et le barrage Sidi Mohamed Ben Abdellah transfère jusqu’à 1,2 million de mètres cubes par jour, dont 800 000 destinés à l’alimentation en eau potable de l’axe Rabat-Casablanca et 400 000 au renforcement des réserves de l’ouvrage.

Le dispositif repose sur une conduite de 70 kilomètres reliant le Sebou au barrage, avec un débit de 15 mètres cubes par seconde. Sa gestion est modulée en fonction des besoins et du niveau de remplissage : les vannes sont ouvertes ou fermées selon l’état des réserves et la demande, une souplesse rendue possible cette année par la pluviométrie plus abondante enregistrée dans le bassin.

Le barrage, principale ressource en eau potable de la zone côtière la plus peuplée du Royaume, s’était retrouvé à des niveaux critiques lors des années de sécheresse successives, au point que l’alimentation de l’agglomération casablancaise avait été identifiée comme un risque à court terme. Le transfert depuis le Sebou, bassin structurellement excédentaire, a inversé cette trajectoire.

Des études sont en cours pour prolonger le dispositif vers le barrage Al Massira, qui alimente Casablanca et une partie du bassin de l’Oum Er-Rbia et dont le niveau de remplissage est resté durablement bas. Cette extension constituerait la deuxième phase d’un schéma de transfert nord-sud destiné à redistribuer les excédents du nord vers les bassins déficitaires du centre.

Le programme s’inscrit dans le plan national de l’eau, qui combine interconnexions de bassins, stations de dessalement et réduction des pertes de réseau, ces dernières constituant le gisement d’économie le plus immédiatement mobilisable.

LNT

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