Politique

Législatives 2026 : La nuit où la Lampe s’est rallumée au forceps…

PJD Abdelilah Benkirane

Le 23 septembre 2026 est une date qui restera certainement marquée dans l’esprit des islamistes du PJD. Cette nuit-là, les 54 sièges obtenus ont fini par raviver les espoirs après notamment l’échec cuisant lors du scrutin du 8 septembre 2021 où le parti avait obtenu 12 sièges, soit plus de 100 sièges perdus par rapport aux législatives de 2016.

A mi-chemin entre espoir et déception, les amis de Benkirane ont réalisé des résultats probants (54 sièges), par rapport aux législatives de 2021(12 sièges). L’écart est à ne pas sous-estimer. Ces résultats viennent en effet repositionner le parti dans le landernau partisan, mais surtout installer de la confiance auprès des partisans pjdistes.

La campagne électorale marathonienne du parti menée par Benkirane, un féru des meetings et de l’oral, qui s’est permis de se pencher sur tous les dossiers et sujets de l’heure qui fâchent et qui ne cessent de décevoir, en premier lieu Al Fassad et la non-réédition des comptes.

Mais il s’est avéré que face à un Lekjaa aussi rodé, Benkirane n’a pas pu réaliser l’essentiel, à savoir décrocher la première place de ce scrutin qui pourrait marquer la fin de sa longue carrière politique. Il aurait peut-être souhaité la finir sur une note glorieuse !

En tout, le parti a obtenu 54 sièges, soit presque 14% de l’agglomération parlementaire. Mais auprès de l’état-major du parti, une certaine déception est présente quand même. À vrai dire, on s’attendait à ce que le PJD arrive en tête. D’ailleurs, certains analystes donnaient même le PJD gagnant en prétendant que le RNI allait payer très cher sa gestion qualifiée de chaotique de la chose publique depuis cinq ans déjà. Les Marocains ont été invités à voter le changement et la rupture avec un parti qui n’aurait pas été à la hauteur des véritables enjeux de l’heure.

A ces résultats, le très controversé Abdelilah Benkirane, l’un des derniers ténors du PJD, s’est montré assurant, mais pas vraiment à l’aise : « On va continuer de mener normalement notre action partisane… », a-t-il préféré lancer après l’annonce des résultats.

Dans tous les cas, une chose est sûre. Les 54 sièges du PJD vont lui permettre de préparer un groupe parlementaire solide pour mener une opposition comme au « beau vieux temps » !

H.Z

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