ONU : le Maroc appelle à accélérer la mise en œuvre du droit au développement

Par LNT
Bourita

Le Maroc a appelé, mercredi 23 septembre à New York, à donner une traduction plus concrète au droit au développement, quarante ans après l’adoption de la déclaration onusienne qui lui est consacrée. Intervenant lors d’une réunion de haut niveau de l’Assemblée générale des Nations unies, le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, a notamment mis l’accent sur le financement du développement, la réduction des inégalités, l’accès aux technologies et à l’intelligence artificielle ainsi que sur la place de l’Afrique dans les politiques de coopération.

La réunion de haut niveau du 23 septembre commémorait le 40e anniversaire de la Déclaration adoptée en 1986, qui définit le droit au développement comme un droit humain inaliénable et place la participation des personnes et des peuples au processus de développement au centre de son approche.

Financement et réduction des inégalités

Dans son intervention, Nasser Bourita a défendu une action collective davantage orientée vers le renforcement des capacités nationales et l’appropriation, par les États, de leurs politiques de développement. Il a également appelé à utiliser des indicateurs tenant compte des contextes nationaux et à renforcer l’accompagnement du système des Nations unies.

Le ministre a insisté sur la concrétisation des engagements en matière de financement du développement, présenté comme un investissement dans la stabilité et la prospérité à long terme. Cette question demeure l’un des principaux obstacles identifiés par les Nations unies, alors que de nombreux pays restent confrontés à des contraintes structurelles et à des besoins importants de financement.

La transformation numérique et l’intelligence artificielle ont également occupé une place dans l’intervention marocaine. Nasser Bourita a appelé à réduire les inégalités d’accès aux technologies, aux données et à l’IA. La question de la fracture numérique et de la participation des pays en développement à la gouvernance des nouvelles technologies figurait également parmi les thèmes de la rencontre.

Une attention particulière à l’Afrique

Nasser Bourita a par ailleurs plaidé pour une place accrue de l’Afrique dans les politiques internationales de développement, à travers des partenariats fondés sur la solidarité et la mobilisation de financements.

Il a réaffirmé l’engagement du Maroc en faveur de la coopération Sud-Sud et évoqué l’approche défendue par le roi Mohammed VI, fondée notamment sur la dignité humaine, l’équité, la justice sociale et territoriale et l’égalité des chances.

« Faisons du droit au développement un cadre d’action global, fédérant tous les acteurs, et plaçant la dignité humaine au cœur des politiques de développement et de coopération, au service d’un développement équitable, inclusif et durable pour tous », a conclu Nasser Bourita.

LNT

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