Volodymyr Zelensky a déclaré mardi à New York, après un entretien bilatéral avec Donald Trump en marge de l’Assemblée générale, que Kiev et Washington souhaitaient la fin de la guerre « avant l’hiver ».
Le président ukrainien a qualifié la rencontre de positive et productive, indiquant que les deux dirigeants avaient examiné des approches de désescalade susceptibles de faciliter une négociation. Le soutien à la défense antiaérienne ukrainienne pour la période hivernale figurait également à l’ordre du jour.
Donald Trump a qualifié les frappes ukrainiennes contre les infrastructures énergétiques russes de coup très sérieux porté à Moscou, tout en relevant leurs effets économiques en chaîne, et appelé à mettre fin à un conflit qu’il a décrit comme ridicule et sans fin. Il a évoqué un bilan d’environ 25 000 victimes par mois.
L’offre ukrainienne s’est précisée sur un point. M. Zelensky a proposé que Kiev cesse de viser les infrastructures pétrolières russes si Moscou s’engage réciproquement à épargner le système énergétique ukrainien et les exportations alimentaires. Cette formulation reprend et élargit la proposition d’arrêt mutuel des frappes énergétiques annoncée la semaine dernière par le président américain et que Kiev avait alors présentée comme une simple proposition non formalisée.
Aucune réaction russe n’a été publiée. Moscou n’a à ce jour confirmé aucun engagement de cette nature.
L’échéance de l’hiver n’est pas rhétorique. Les frappes russes sur le réseau électrique ukrainien visent traditionnellement à faire porter à la population le coût de la saison froide, tandis que les attaques ukrainiennes sur les raffineries russes réduisent les capacités de traitement et pèsent sur les recettes d’exportation de Moscou. Ce jeu de destruction croisée des infrastructures énergétiques constitue, de part et d’autre, le principal levier de pression restant.
LNT