À l’ONU, Trump défend ses interventions et écarte les craintes sur l’IA

Par LNT
Donald Trump

Donald Trump a ouvert le débat général de la 81e Assemblée générale des Nations unies par un discours consacré à la défense des interventions militaires américaines en Iran et au Venezuela, au rejet des préoccupations relatives à la sécurité de l’intelligence artificielle et à une critique de l’inefficacité des organisations internationales.

Le président américain a résumé sa position par une formule reprise par la Maison Blanche : « Pendant que d’autres parlaient, j’ai agi. » Il a menacé d’anéantir l’Iran avant de confirmer, quelques heures plus tard, que des discussions directes étaient envisagées, signaux contradictoires sur les intentions diplomatiques de Washington.

Plusieurs affirmations du discours ont été contestées par les organismes de vérification. Sur l’intelligence artificielle, M. Trump a soutenu que les États-Unis devançaient la Chine « de beaucoup », alors que des dirigeants du secteur estiment l’écart réduit à quelques mois. Sur les munitions, il a déclaré que son pays en disposait « plus que nous ne pourrions jamais imaginer en utiliser », affirmation démentie par des rapports faisant état d’un épuisement rapide des stocks du fait du conflit iranien.

Son affirmation selon laquelle 97% de la drogue arrivant par voie maritime serait détruite a été jugée fausse, les données de saisie ne permettant pas d’établir le volume entrant. Il a par ailleurs soutenu que les États-Unis et le Venezuela contrôlaient ensemble plus de 60% du pétrole mondial, alors qu’ils représentent 21,9% des réserves prouvées et 23,2% de la production.

Le contraste avec le thème officiel de la session, « Restaurer la confiance, gérer la transformation », a été relevé par plusieurs délégations. Le débat général se poursuit jusqu’au 26 septembre, avec une reprise le 28.

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