SIEMA 2026 : l’agroalimentaire face aux enjeux de l’eau, de l’IA et de la décarbonation

Par LNT
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La 9e édition du Salon international de l’emballage, des machines et de l’agroalimentaire (SIEMA) se tient du 22 au 24 septembre à Casablanca. Placé sous le thème « Cap Agro 2030 : Souveraineté, résilience hydrique et compétitivité du Made in Morocco », le rendez-vous entend mettre en discussion les principales transformations de l’industrie agroalimentaire marocaine, de la gestion de l’eau à l’intelligence artificielle, en passant par l’efficacité énergétique, l’automatisation et l’accès aux marchés internationaux.

L’industrie agroalimentaire marocaine se retrouve à Casablanca pour trois jours d’échanges autour de ses transformations technologiques, industrielles et environnementales. Organisé à l’espace d’exposition de l’Agence marocaine de développement des investissements et des exportations (AMDIE), ancien OFEC, SIEMA 2026 réunit industriels, fournisseurs de technologies et professionnels de différents segments de la chaîne de valeur.

Pour cette neuvième édition, le programme associe conférences, tables rondes, interventions d’experts, retours d’expérience industriels et sessions consacrées à l’innovation. Parmi les sujets annoncés figurent la gestion des ressources hydriques, la transformation locale, la modernisation industrielle, l’intelligence artificielle, la décarbonation, l’efficacité énergétique, les compétences, la traçabilité et l’export.

L’eau au centre des préoccupations industrielles

La question hydrique occupe une place particulière dans le programme. Dans un contexte de pression accrue sur les ressources en eau, les échanges doivent notamment porter sur les moyens de réduire les consommations industrielles tout en maintenant les niveaux de production.

Les participants doivent examiner différents modèles visant à améliorer l’efficacité des procédés, réduire les pertes et optimiser l’utilisation de l’eau. Des cas d’usage sont également prévus autour de solutions permettant de conjuguer productivité et maîtrise des ressources.

Cette problématique s’inscrit plus largement dans les réflexions sur la résilience de l’industrie agroalimentaire et sur sa capacité à adapter ses processus de production à une disponibilité plus contrainte des ressources.

L’intelligence artificielle gagne les chaînes de production

Autre axe du salon : la transformation technologique de l’industrie. L’intelligence artificielle sera abordée à travers des applications directement liées aux opérations des entreprises agroalimentaires.

Les discussions porteront notamment sur l’exploitation des données, le contrôle qualité, la maintenance, l’optimisation de la production et la gestion des ressources. Plusieurs technologies associées à l’agrotech, la foodtech, la watertech, l’energytech, l’emballage et l’automatisation doivent également être présentées.

L’objectif affiché est ainsi de rapprocher les innovations technologiques des besoins opérationnels des industriels, alors que l’automatisation et la numérisation occupent une place croissante dans les stratégies de modernisation des unités de production.

Énergie et décarbonation parmi les priorités

La transition énergétique constitue le troisième grand volet technique de cette édition. Les échanges doivent notamment aborder l’efficacité énergétique, le recours au solaire, la valorisation des déchets et la réduction de l’empreinte carbone des activités industrielles.

L’optimisation des procédés doit également être discutée sous l’angle de la réduction des coûts de production et de l’amélioration de la performance industrielle.

Ces différentes problématiques seront réparties sur trois journées thématiques. Le 22 septembre est consacré à la souveraineté et à la résilience, avec des discussions autour de l’eau, de la transformation locale, de l’investissement et des capacités industrielles.

Le 23 septembre se concentre sur la performance et la transformation, avec l’usine de nouvelle génération, l’IA, l’énergie, la décarbonation, les compétences et l’innovation. La dernière journée, le 24 septembre, sera davantage orientée vers les marchés, l’exportation, la traçabilité, la certification et l’intégration des entreprises marocaines dans les nouvelles chaînes de valeur internationales.

Un salon tourné vers l’ensemble de la chaîne de valeur

SIEMA 2026 rassemble des fabricants de machines, fournisseurs de technologies, industriels de l’agroalimentaire, spécialistes de l’emballage, acteurs de l’automatisation et de la chaîne du froid, mais aussi des professionnels issus de l’agriculture, de l’énergie, des services et de l’investissement.

L’édition précédente avait accueilli, selon les organisateurs, 17.600 visiteurs professionnels et 236 marques provenant de 26 pays. Près de 2.750 personnes avaient également participé aux conférences et rencontres spécialisées organisées en marge du salon.

« Notre ambition est que le SIEMA soit à la fois un lieu de business, d’innovation et de réflexion sur les transformations qui façonnent l’avenir de l’agroalimentaire au Maroc », explique Meriem Houmaid, organisatrice du SIEMA au sein d’Elan Expo Maroc. Elle souligne que l’édition 2026 entend placer les problématiques rencontrées par les industriels au centre des échanges.

Ouvert de 10h à 19h jusqu’au 24 septembre, le salon entend ainsi servir de point de rencontre entre industriels, fournisseurs de solutions et acteurs de l’innovation, avec comme fil conducteur l’adaptation de l’industrie agroalimentaire aux contraintes hydriques, technologiques, énergétiques et commerciales.

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