Musique

Tanjazz 2026 : du flamenco au swing, Tanger multiplie les passerelles musicales

Par LNT
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Crédits photo : MAP

La 23e édition du Festival Tanjazz s’est poursuivie samedi 19 septembre à Tanger avec une programmation mêlant swing, boogie-woogie, afrobeat, flamenco et musique cubaine. Du Palais des institutions italiennes aux différents espaces investis dans la ville, la deuxième journée a notamment été marquée par les prestations de Diego El Cigala, Buena Vista All Stars, Ladyva, The Swing Shouters et Les Frères Smith, ainsi que par plusieurs concerts gratuits et une masterclass.

Tanger a accueilli samedi une nouvelle série de concerts dans le cadre de la 23e édition de Tanjazz. Organisé à l’initiative de Seven PM, le festival a réparti sa programmation entre les différentes scènes du Palais des institutions italiennes et plusieurs espaces de la ville.

Sur la scène Patio, The Swing Shouters ont ouvert la soirée avec un répertoire inspiré des orchestres de swing des années 1930 et 1940. Pour leur première prestation au Maroc, les musiciens ont notamment puisé dans les compositions de Duke Ellington, Count Basie et Artie Shaw, auxquelles ils ont ajouté leurs propres morceaux et arrangements.

Le groupe a insisté sur la dimension dansante de son répertoire, conçu pour favoriser l’interaction avec le public.

Du boogie-woogie à l’afrobeat

La pianiste suisse Ladyva a ensuite pris place sur la scène Patio avec un programme centré sur le boogie-woogie. La soirée s’est poursuivie avec Les Frères Smith, dont le répertoire combine cuivres, rythmes africains et influences funk, avant une jam session.

Le groupe participait lui aussi pour la première fois à Tanjazz. Les musiciens ont présenté des morceaux de leur album « Mutation », dans le cadre de leur tournée 2026.

Les Frères Smith décrivent leur répertoire comme un mélange de morceaux abordant des questions sociales et de compositions davantage tournées vers la fête et le partage. Le groupe a également souligné la dimension particulière de cette première participation au festival tangérois et de sa venue au Maroc.

Diego El Cigala retrouve Tanger

Sur la Scène Jardin, la soirée a pris une orientation différente avec Diego El Cigala. Le chanteur espagnol a proposé un répertoire à la croisée du flamenco et des traditions musicales latino-américaines.

L’artiste est notamment revenu sur « Lágrimas Negras », album enregistré avec le pianiste cubain Bebo Valdés et associant flamenco, boléro et musique cubaine.

Diego El Cigala a également évoqué son retour à Tanger, près de 25 ans après un premier séjour dans la ville avec une compagnie de danse.

Sa participation à Tanjazz représente, selon lui, l’occasion d’apporter « cette touche de flamenco » à la programmation et de présenter son univers à de nouveaux publics. Son répertoire a également intégré des morceaux liés à ses différents projets, dont « Cigala & Tango ».

Buena Vista All Stars prolonge la soirée cubaine

La musique cubaine a ensuite occupé la scène avec Buena Vista All Stars, formation dirigée par Barbarito Torres et Demetrio Muñiz, présentés comme membres fondateurs du Buena Vista Social Club.

L’ensemble a repris un répertoire inspiré du son cubain et de la musique populaire de La Havane, prolongeant ainsi le dialogue entre flamenco et influences latino-américaines qui avait marqué la première partie de la programmation sur la Scène Jardin.

Cette succession d’artistes illustre l’orientation de Tanjazz vers une programmation qui dépasse le jazz au sens strict pour intégrer plusieurs traditions musicales liées au swing, aux musiques africaines, au flamenco ou encore aux répertoires latino-américains.

Des concerts également dans la ville

La programmation ne s’est pas limitée au Palais des institutions italiennes. Plusieurs rendez-vous gratuits ont été organisés dans différents espaces de Tanger afin d’élargir l’accès du public au festival.

En début d’après-midi, The Groovy Four, formation composée de musiciens espagnols et uruguayens, a proposé un répertoire de blues swing. Plus tard, le trompettiste et chanteur américain Ronald Baker, habitué de Tanjazz et installé en Europe, s’est inscrit dans une tradition davantage liée au jazz américain et au swing.

The Haggis Horns ont également participé à cette programmation hors les murs avec leur répertoire funk porté par les cuivres.

En parallèle, la formation britannique a animé dans la journée une masterclass consacrée au groove, au travail des cuivres et à la composition musicale. La rencontre a permis aux participants d’échanger avec les musiciens sur leur pratique et leur expérience.

Une dernière journée sous le signe du swing

Après cette deuxième journée marquée par la diversité des styles, Tanjazz doit se poursuivre dimanche avec de nouveaux rendez-vous.

La pianiste suisse Ladyva retrouvera notamment le public autour de son répertoire boogie-woogie. The Swing Shouters doivent également se produire une nouvelle fois pour apporter une dernière séquence consacrée au swing.

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