Des orages d’une intensité exceptionnelle se sont abattus le 17 septembre sur l’est de l’Espagne, provoquant des inondations à Valence et dans la région de Barcelone. Un automobiliste est mort à Olivella, dans la comarque du Garraf au sud de Barcelone, emporté par un torrent en crue.
Les cumuls relevés traduisent la brutalité de l’épisode : 57,4 millimètres en trente minutes à Sant Pere de Ribes, 85,6 millimètres en trois heures à Canyelles, jusqu’à 93 millimètres à Picassent et 81,5 millimètres dans la ville de Valence. Des alertes orange ont été émises pour les provinces de Valence, Alicante, Murcie et Almería.
Les transports ont été durement affectés. L’aéroport de Manises, à Valence, a dérouté douze vols en raison de l’inondation des pistes. Les lignes de trains de banlieue C-1, C-3 et C-6 ont été suspendues, la ligne R4 des Rodalies de Barcelone a subi de fortes perturbations, aggravées par un vol de câbles. Deux sorties du périphérique Ronda de Dalt ont été fermées à Barcelone et la route C-15b coupée. Les lignes L1 et L10N du métro barcelonais ont été perturbées et le réseau de Valence a subi des entrées d’eau importantes. Les services d’urgence de la Communauté valencienne ont traité plus de 1 080 interventions.
L’université de Valence a basculé ses cours en ligne, plusieurs établissements scolaires ont fermé pour évaluer les dégâts et une rencontre de championnat a été reportée.
L’épisode réveille la mémoire des inondations d’octobre 2024, qui avaient fait plus de deux cents morts dans la région de Valence et donné lieu à une controverse durable sur les défaillances du système d’alerte. Le déclenchement rapide des alertes orange et la fermeture préventive d’infrastructures traduisent l’application des enseignements tirés de cette catastrophe, même si l’ampleur de l’épisode actuel demeure sans commune mesure.
Ces phénomènes de pluies convectives intenses en Méditerranée occidentale, favorisés par le réchauffement de la surface de la mer, concernent l’ensemble du bassin. Le versant méditerranéen du Royaume est exposé à des mécanismes comparables, avec une vulnérabilité accrue par l’imperméabilisation des sols et l’urbanisation des lits d’oued.
LNT