Le dispositif public destiné à soutenir le financement des startups numériques franchit une nouvelle étape avec la publication du décret n°2.26.576 du 3 août 2026. Le Fonds catalytique startups pourra investir 347 millions de dirhams sur trois ans dans des fonds de capital-risque. Neuf sociétés de gestion ont déjà été présélectionnées et les fonds concernés devraient mobiliser, au total, près de 2,5 milliards de dirhams au profit des startups marocaines.
Le Maroc poursuit la mise en place de nouveaux mécanismes de financement destinés aux startups du secteur numérique. Le Fonds catalytique startups, porté par le ministère de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration et géré par Tamwilcom, dispose désormais du cadre réglementaire lui permettant de déployer ses investissements.
La publication du décret n°2.26.576 ouvre la voie à l’investissement de 347 millions de dirhams sur une période de trois ans. Ces ressources ne seront pas directement injectées dans les startups : elles seront investies dans des fonds de capital-risque qui financeront à leur tour des entreprises marocaines opérant dans le digital.
Le mécanisme repose ainsi sur un effet de levier : les capitaux publics doivent contribuer à attirer des financements privés supplémentaires dans l’écosystème marocain du capital-risque.
Selon le ministère de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration, neuf sociétés de gestion ont été présélectionnées dans le cadre du dispositif.
Les fonds concernés devraient parvenir à mobiliser près de 2,5 milliards de dirhams destinés aux startups marocaines. Le montant attendu représente ainsi plus de sept fois l’enveloppe de 347 millions de dirhams engagée dans le cadre du Fonds catalytique.
L’objectif affiché est de renforcer la capacité de financement du marché marocain du venture capital, en utilisant les ressources publiques pour réduire une partie du risque supporté par les investisseurs et faciliter la mobilisation de capitaux privés.
Le dispositif doit couvrir différentes étapes du développement des jeunes entreprises technologiques, depuis l’amorçage jusqu’aux phases de croissance.
Le Fonds catalytique concrétise une convention conclue entre plusieurs institutions publiques. Celle-ci avait été signée le 21 novembre 2025 à Rabat, sous la présidence de la ministre de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration, Amal El Fallah Seghrouchni.
L’accord réunit le ministère de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration, le ministère de l’Économie et des Finances, le Fonds Mohammed VI pour l’Investissement, la Caisse de Dépôt et de Gestion (CDG) et Tamwilcom.
Le dispositif s’inscrit dans le cadre de la stratégie Maroc Digital 2030, qui prévoit notamment de renforcer l’écosystème entrepreneurial et technologique national.
Lors de la signature de la convention en novembre 2025, Amal El Fallah Seghrouchni avait insisté sur la nécessité de mettre en place des mécanismes de financement susceptibles d’attirer davantage de capitaux vers les entreprises innovantes.
Le principe du fonds catalytique consiste à intervenir aux côtés d’investisseurs privés plutôt qu’à se substituer à eux. En participant au financement de fonds spécialisés, les acteurs publics cherchent à partager une partie du risque et à augmenter les montants disponibles pour les startups.
Cette approche doit notamment permettre de répondre aux besoins de financement qui évoluent avec le développement des entreprises, des premières levées de fonds jusqu’aux tours de table nécessaires à leur changement d’échelle.
LNT
