Législatives: 7 288 candidats et 1 850 listes pour 395 sièges, les femmes représentent 36,5% des candidatures

Par LNT
Élections maroc

Le dépôt s’est achevé le 9 septembre à midi. Les circonscriptions locales enregistrent 1 615 listes et 5 505 candidats, contre 1 472 listes et 5 046 candidats en 2021. Les circonscriptions régionales, exclusivement féminines, comptent 235 listes et 1 783 candidates. Vingt-huit formations politiques sont en lice.

Le ministère de l’Intérieur a publié le bilan définitif des candidatures pour le scrutin du 23 septembre.

Le total s’établit à 1 850 listes et 7 288 candidats, soit une moyenne supérieure à dix-huit candidats par siège à pourvoir.

La ventilation par type de circonscription éclaire la structure du scrutin. Les circonscriptions locales, qui pourvoient 305 sièges, comptent 1 615 listes et 5 505 candidats, en progression sur 2021 où l’on dénombrait 1 472 listes et 5 046 candidats. Les circonscriptions régionales, au nombre de douze et pourvoyant 90 sièges, enregistrent 235 listes et 1 783 candidates, ces sièges étant pour la première fois réservés exclusivement aux femmes.

La participation féminine atteint 2 658 candidatures, soit 36,47% du total. Cent vingt et une listes sont par ailleurs conduites par des femmes dans les circonscriptions locales, donnée qui mesure la place des candidates hors du mécanisme réservé.

Cette distinction mérite d’être faite. Un quota garantit un nombre de sièges ; il ne dit rien de la position des femmes dans la compétition ordinaire. Les 121 têtes de liste locales constituent de ce point de vue l’indicateur le plus significatif, celui de l’accès à des positions éligibles sans dispositif dédié.

Vingt-huit partis politiques participent au scrutin, auxquels s’ajoutent des alliances électorales récemment constituées. Le ministère relève un engouement significatif des citoyens pour la candidature par rapport aux scrutins précédents.

Parmi les candidats figurent 227 parlementaires sortants, dont 204 députés, soit plus de la moitié de la Chambre sortante se représentant devant les électeurs.

Le rapport de dix-huit candidats par siège traduit moins une compétition intense qu’une caractéristique du mode de scrutin. La représentation proportionnelle appliquée dans des circonscriptions de taille réduite, avec un quotient calculé sur les électeurs inscrits, disperse les sièges entre de nombreuses formations et rend l’investiture accessible à des partis dont les chances d’élection restent faibles.

La campagne électorale, ouverte le 10 septembre, s’achèvera le 22 à minuit.

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