Sahara : la Grèce juge la proposition marocaine d’autonomie « la solution la plus réalisable »

Par LNT
Georges Gerapetritis Nasser Bourita

Le ministre grec des Affaires étrangères, Georges Gerapetritis, s’est exprimé lundi à Athènes à l’issue d’un entretien avec Nasser Bourita. Il a qualifié l’initiative marocaine de contribution sérieuse et crédible au processus onusien. Membre non permanent du Conseil de sécurité pour 2025-2026, la Grèce avait voté la résolution 2797.

La position a été formulée le 7 septembre à Athènes, à l’occasion de la visite du ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger.

Le chef de la diplomatie grecque a indiqué que la proposition marocaine d’autonomie constituait une contribution sérieuse et crédible au processus onusien en cours, et qu’elle pourrait constituer la solution la plus réalisable pour le règlement définitif de ce différend régional.

Le poids de cette déclaration tient moins à sa formulation, désormais courante parmi les capitales européennes, qu’au statut de son auteur. La Grèce siège comme membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations unies pour la période 2025-2026. Elle figurait parmi les onze États ayant voté la résolution 2797 du 31 octobre 2025, texte qui affirme que l’autonomie sous souveraineté marocaine constitue la solution la plus réaliste et applicable au différend, et qui invite les parties à négocier sans conditions préalables sur cette base.

Athènes a par ailleurs soutenu les efforts de l’envoyé personnel du secrétaire général des Nations unies conduits selon ce cadre.

Le calendrier confère à cette prise de position une portée pratique. Le mandat de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental expire le 31 octobre 2026, et la résolution de l’an dernier prescrivait une revue stratégique de ce mandat dont les conclusions doivent alimenter la décision d’octobre. Le Conseil de sécurité devra se prononcer dans un cadre profondément modifié, et la position exprimée par un membre siégeant constitue un indicateur de l’état des rapports de force au sein de l’organe.

La déclaration grecque s’inscrit enfin dans la position commune de l’Union européenne, dont elle renforce la cohérence entre les vingt-sept États membres. Cette convergence européenne s’est constituée par étapes depuis 2022, avec les prises de position successives de Madrid, Berlin, Paris et de plusieurs capitales d’Europe centrale et orientale.

LNT

Les articles Premium et les archives LNT en accès illimité
 et sans publicité