La ministre déléguée chargée de la Transition numérique et de la Réforme de l’Administration, Amal El Fallah Seghrouchni, a reçu jeudi 3 septembre à Paris le Prix d’Excellence Africain « Intelligence Artificielle, Souveraineté Numérique et Innovation Publique », dans le cadre des Africa Next Awards 2026. Cette distinction intervient alors que le ministère prépare une feuille de route de la transformation administrative pour la période 2026-2030 et poursuit le déploiement de plusieurs chantiers liés à l’intelligence artificielle et aux compétences numériques.
Amal El Fallah Seghrouchni a été distinguée à Paris dans le cadre de l’édition 2026 des Africa Next Awards. La ministre déléguée auprès du Chef du gouvernement, chargée de la Transition numérique et de la Réforme de l’Administration, s’est vu attribuer un Prix d’Excellence Africain consacré à l’intelligence artificielle, à la souveraineté numérique et à l’innovation publique.
Le prix récompense son parcours et son action dans plusieurs domaines, notamment la transformation numérique, la modernisation de l’administration publique, le développement de l’intelligence artificielle et les enjeux liés à la souveraineté numérique.

Cette distinction intervient dans un contexte marqué par plusieurs chantiers de transformation de l’administration marocaine. L’approche portée par le ministère repose notamment sur l’articulation entre transition numérique et réforme administrative.
L’objectif affiché est de ne pas limiter la modernisation des services publics à leur seule numérisation. La démarche prévoit également de revoir les parcours administratifs, de simplifier les procédures et de réduire les charges pesant sur les citoyens et les entreprises.
Le recours aux technologies et aux données, le développement de l’interopérabilité entre administrations et l’évolution des modes de gouvernance figurent également parmi les leviers retenus. L’enjeu est notamment d’améliorer la qualité des services publics, leur accessibilité et l’efficacité de l’action administrative.
Dans cette perspective, le ministère travaille à la préparation d’une feuille de route de la transformation administrative couvrant la période 2026-2030.
Plusieurs axes sont annoncés, dont l’évolution des missions de l’administration publique, l’amélioration de la qualité des services et la simplification des procédures. La réduction des charges administratives et le développement d’une transformation numérique à la fois sécurisée et inclusive font également partie des priorités.
Le chantier porte par ailleurs sur le développement des compétences des ressources humaines de l’administration, le renforcement de la coordination entre institutions ainsi que sur les questions de transparence, de redevabilité et de confiance des usagers.
L’intelligence artificielle et les technologies émergentes occupent une place importante dans cette stratégie. L’ambition « AI Made in Morocco » et le déploiement des Instituts JAZARI doivent contribuer à structurer un écosystème associant administrations, universités, chercheurs, entreprises et startups.
L’objectif est notamment de favoriser le développement de solutions et d’usages de l’intelligence artificielle adaptés aux besoins du pays, parallèlement au renforcement des infrastructures nécessaires à leur déploiement.
Cette orientation concerne notamment les capacités de calcul, le cloud et la maîtrise des données.
La question des compétences constitue un autre volet du dispositif. L’objectif annoncé est de parvenir à 100.000 talents numériques formés chaque année à l’horizon 2030, afin d’accompagner les besoins croissants liés à la transformation numérique et au développement des nouvelles technologies.
La stratégie portée par le ministère comporte également une dimension continentale. Le Maroc a notamment lancé, en partenariat avec le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), le Hub Digital pour le Développement Durable (D4SD).
Cette initiative vise à accompagner la transformation numérique et le renforcement des capacités dans les pays africains et arabes.
LNT
