Moyen-Orient: l’Iran frappe des bases américaines dans le Golfe après de nouvelles attaques de Washington

Par LNT
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Les gardiens de la révolution ont lancé mercredi missiles et drones contre des installations américaines en Jordanie, en Irak et à Bahreïn, en riposte à une deuxième série de frappes américaines en quelques jours. Téhéran fait état d’au moins onze morts sur son sol, dont quatre lors d’un mariage dans la province d’Hormozgan. Le WTI a franchi 90 dollars le baril.

Le commandement central américain a confirmé avoir visé des positions des gardiens de la révolution islamique, dont des systèmes de défense antiaérienne et des installations radar. Il s’agissait de la deuxième vague de frappes américaines sur le territoire iranien en quelques jours, et des premières depuis un mois.

La riposte est intervenue mercredi. Les gardiens de la révolution ont revendiqué des opérations décisives, dirigeant missiles et drones contre des bases américaines implantées en Jordanie, en Irak et à Bahreïn. Des sources font également état de cibles au Koweït et aux Émirats arabes unis.

L’armée jordanienne a indiqué avoir intercepté dix missiles iraniens, trois autres s’étant abattus dans des zones inhabitées, sans faire de victime.

Le bilan des frappes américaines s’élève, selon les autorités iraniennes, à au moins onze morts. Quatre d’entre eux ont été tués lors d’un mariage dans la province d’Hormozgan, dans le sud du pays, où une cinquantaine de personnes ont par ailleurs été blessées. C’est cet épisode que Téhéran a mis en avant pour justifier l’ampleur de sa réponse.

Le président américain a averti que si Téhéran répliquait à cette attaque justifiée, le pays serait frappé de nouveau, beaucoup plus durement et beaucoup plus fortement. Il a affirmé par la suite que les États-Unis exerçaient un contrôle quasi total sur le détroit d’Ormuz et que l’économie iranienne s’effondrait complètement.

Le président iranien Massoud Pezeshkian avait appelé à un règlement diplomatique quelques heures avant le déclenchement des frappes, séquence qui illustre le décalage entre les canaux diplomatiques et le calendrier militaire.

L’effet sur les marchés a été immédiat. Le WTI a dépassé 90 dollars le baril pour la première fois depuis la fin juillet. Le conflit, ouvert en février 2026, a retiré du marché mondial une part significative de l’offre pétrolière, et le détroit d’Ormuz, par lequel transite environ un quart du brut échangé dans le monde, demeure le point de vulnérabilité central du système énergétique international.

La configuration de cette riposte comporte un enjeu propre. En visant des installations américaines situées sur le territoire de pays du Golfe qui ne sont pas parties au conflit, Téhéran place ces États dans une position difficile, entre l’accueil de bases alliées et la nécessité de préserver leurs relations régionales. C’est cette dimension, plus que les dégâts matériels constatés, qui détermine la portée politique de l’épisode.

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