Le déficit commercial du Maroc s’est établi à 244,69 milliards de dirhams à fin juillet 2026, en hausse de 26,5% sur un an, selon l’Office des changes. Une détérioration liée à une progression des importations nettement plus rapide que celle des exportations. Dans le même temps, les recettes voyages ont atteint 79 milliards de dirhams, les transferts des MRE 74,78 milliards et le flux net des investissements directs étrangers a progressé de 58,5%.
Les échanges extérieurs du Maroc ont été marqués par un creusement du déficit commercial au cours des sept premiers mois de l’année. Les importations de biens ont progressé de 15,9%, soit 74,48 milliards de dirhams supplémentaires, pour atteindre 544,05 milliards de dirhams.
Les exportations ont, de leur côté, augmenté de 8,4%, à 299,34 milliards de dirhams, soit une hausse de 23,17 milliards sur un an. Cet écart de rythme a porté le déficit commercial à 244,69 milliards de dirhams et fait reculer le taux de couverture des importations par les exportations de 3,8 points, à 55%.
La progression des importations concerne plusieurs catégories de produits. Les achats de produits bruts ont enregistré la hausse la plus importante, de 52,2%, pour atteindre 36,94 milliards de dirhams.
La facture énergétique a, quant à elle, progressé de 29,1%, à 81,20 milliards de dirhams.
Les importations de produits finis d’équipement ont augmenté de 20,8%, à 133,20 milliards de dirhams, tandis que celles de produits finis de consommation ont progressé de 12,3%, à 129,87 milliards.
Les achats de demi-produits et de produits alimentaires ont enregistré des hausses plus modérées, respectivement de 4,3% et 3%.
Du côté des exportations, la progression a notamment été soutenue par l’automobile. Les ventes du secteur à l’étranger ont atteint 107,14 milliards de dirhams à fin juillet, en hausse de 14,9%.
Cette évolution résulte principalement de la progression du segment de la construction automobile, dont les exportations ont augmenté de 19,9%, à 42,48 milliards de dirhams. Le câblage affiche une hausse de 13,8%, à 40,62 milliards, tandis que le segment « Extérieur » progresse de 47,9%, à 3,42 milliards.
L’aéronautique a également enregistré une croissance soutenue, avec des exportations en hausse de 19,7%, à 20,56 milliards de dirhams. Les ventes du segment assemblage ont progressé de 24,3% et celles du segment EWIS de 10,4%.
L’agriculture et l’agroalimentaire affichent, pour leur part, une hausse de 7%, soutenue notamment par une progression de 13,3% de l’industrie alimentaire.
À l’inverse, les exportations de phosphates et dérivés ont reculé de 7,8%. Le textile et cuir a diminué de 5,5%, tandis que l’électronique et électricité a enregistré une baisse de 2,9%.
La balance des services présente une évolution plus favorable. Son excédent s’est accru de 13,2% pour atteindre 95,48 milliards de dirhams.
Les exportations de services ont progressé de 13,1%, à 193,38 milliards de dirhams, tandis que les importations ont augmenté de 12,9%, à 97,90 milliards.
Le tourisme contribue notamment à cette évolution. Les recettes voyages se sont établies à 79,01 milliards de dirhams sur les sept premiers mois de l’année, en hausse de 13,4%.
Les dépenses voyages ont parallèlement augmenté de 7,3%, à 19,92 milliards de dirhams. Le solde de la balance voyages ressort ainsi excédentaire de 59,08 milliards de dirhams, en amélioration de 15,7% sur un an.
Autre source importante de devises, les transferts effectués par les Marocains résidant à l’étranger ont atteint 74,78 milliards de dirhams à fin juillet, contre 69,17 milliards un an plus tôt.
Ils enregistrent ainsi une progression annuelle de 8,1%.
Les investissements directs étrangers au Maroc affichent également une nette progression. Leur flux net s’est établi à 29,47 milliards de dirhams, en hausse de 58,5% par rapport aux sept premiers mois de 2025.
Cette évolution résulte d’une augmentation de 6,3% des recettes d’IDE, à 39,11 milliards de dirhams, combinée à une baisse de 47% des dépenses, à 9,64 milliards.
Concernant les investissements directs marocains à l’étranger, leur flux net s’est établi à 6,87 milliards de dirhams, contre 2,76 milliards un an auparavant. Les dépenses liées à ces investissements ont augmenté de 53,7%, à 17,03 milliards de dirhams, tandis que les recettes issues notamment des cessions ont progressé de 22,2%, à 10,16 milliards.
LNT