Le dépôt des candidatures s’est ouvert ce lundi matin pour les élections du 23 septembre. Une nouveauté modifie la physionomie du scrutin : les listes régionales, qui pourvoient 90 des 395 sièges de la Chambre des représentants, sont cette année exclusivement féminines. Les trente sièges jusqu’ici ouverts aux jeunes hommes disparaissent du dispositif.
Les déclarations de candidature aux élections de la Chambre des représentants sont reçues depuis ce lundi 31 août à 8 heures, et jusqu’au mercredi 9 septembre à midi. Les têtes de liste devront en outre accomplir une déclaration électronique sur la plateforme officielle, dans une fenêtre ouverte du 8 septembre à midi au 9 septembre à midi.
L’architecture du scrutin combine deux niveaux. Sur les 395 sièges de la Chambre, 305 sont pourvus dans les circonscriptions locales et 90 au titre de circonscriptions régionales, au nombre de douze, correspondant aux régions du Royaume. L’électeur reçoit deux bulletins distincts, l’un pour la circonscription locale, l’autre pour la circonscription régionale.
La répartition des sièges régionaux suit le poids démographique : Casablanca-Settat en compte douze, le maximum, Dakhla-Oued Eddahab trois, le minimum.
La modification introduite pour ce scrutin est substantielle. Les listes régionales sont désormais réservées exclusivement aux femmes. Dans le dispositif issu de la réforme de 2021, ces listes devaient comporter des candidates aux deux premières places mais demeuraient mixtes. La règle nouvelle en fait un mécanisme entièrement féminin.
Ce basculement a une contrepartie. Il prolonge la suppression, déjà actée en 2021, des trente sièges qui étaient réservés aux candidats de moins de quarante ans au titre de l’ancienne liste nationale. La représentation des jeunes hommes ne dispose plus de mécanisme dédié et relève désormais du seul choix des partis dans les circonscriptions locales.
Les listes régionales doivent comporter un nombre de candidates au moins égal aux deux tiers des sièges à pourvoir dans la région concernée. Les candidates doivent être inscrites sur les listes électorales d’une commune de cette région.
L’attribution des sièges s’effectue à la représentation proportionnelle, selon un quotient électoral calculé en divisant le nombre d’électeurs inscrits par le nombre de sièges à pourvoir, la répartition des restes se faisant à la plus forte moyenne. Ce mode de calcul, qui prend pour base les inscrits et non les seuls votants, produit mécaniquement un émiettement de la représentation et rend les coalitions nécessaires à la formation d’une majorité.
Le corps électoral compte plus de 16,5 millions d’inscrits, après une révision qui a procédé à la radiation d’environ 1,4 million de cas. Une révision exceptionnelle des listes s’est tenue du 15 mai au 13 juin 2026.
La campagne électorale s’ouvrira le 10 septembre et s’achèvera le 22 septembre à minuit. Le scrutin est fixé au mercredi 23 septembre. Le chef du gouvernement sera ensuite nommé par le Roi au sein du parti arrivé en tête, conformément à l’article 47 de la Constitution, avant de présenter son programme devant le Parlement et de solliciter la confiance.
LNT