Népal et Tibet : 273 morts et plus de 1 300 disparus dans des inondations

Par LNT
inondations népal

Le bilan des inondations survenues dans le nord du Népal, à la frontière chinoise, s’élève à au moins 273 morts, dont 270 au Népal et trois au Tibet. Plus de 1 300 personnes sont portées disparues. Le décompte a plus que doublé en vingt-quatre heures.

Les premiers rapports faisaient état de plus de 160 morts le 26 août. Le chiffre a été porté à 273 le lendemain par la police népalaise, révision qui traduit à la fois la progression des recherches et la difficulté d’accès aux zones sinistrées.

Le nombre de disparus, supérieur à 1 300, constitue l’indicateur le plus préoccupant. Dans ce type de catastrophe, où les crues emportent habitations et infrastructures dans des vallées encaissées, l’écart entre morts confirmés et disparus se réduit rarement de façon favorable.

La zone touchée se situe dans une région montagneuse de haute altitude, à la frontière sino-népalaise, où l’accès des secours dépend de routes souvent coupées et de conditions météorologiques instables.

Les inondations de cette ampleur dans l’Himalaya résultent généralement de la conjonction de précipitations de mousson intenses et, dans certains cas, de la vidange brutale de lacs glaciaires formés par le recul des glaciers. Ce dernier mécanisme, documenté par les glaciologues, s’est intensifié avec le réchauffement de la région.

Plusieurs pays européens ont recensé des ressortissants présents dans la zone frontalière, sans victime confirmée à ce stade parmi eux.

Ces événements s’inscrivent dans un été climatique hors norme à l’échelle mondiale. Les prévisionnistes britanniques annoncent un épisode El Niño d’une intensité inédite depuis plus d’un siècle, avec un pic attendu sur 2026-2027.

LNT

Les articles Premium et les archives LNT en accès illimité
 et sans publicité