Quinze des trente et un membres de l’exécutif solliciteront le suffrage des électeurs le 23 septembre. La répartition compte huit ministres sur dix-neuf, trois ministres délégués sur cinq et quatre secrétaires d’État sur six. La campagne officielle s’ouvre le 10 septembre.
Le taux de participation gouvernementale au scrutin, légèrement inférieur à la moitié de l’équipe, constitue en soi un indicateur. Se présenter engage un ministre sur son ancrage local et l’expose à une sanction directe des électeurs de sa circonscription, indépendamment du bilan national de l’exécutif.
Ceux qui renoncent relèvent de configurations diverses : profils issus de la société civile ou de la haute administration sans base électorale, responsables engagés dans des dossiers techniques, ou arbitrages partisans sur la répartition des investitures.
Le calendrier électoral encadre désormais strictement la séquence. Le dépôt des candidatures, l’ouverture officielle de la campagne le 10 septembre, les règles applicables aux médias, les restrictions relatives aux sondages et les modalités du jour de vote ont été fixés par le ministère de l’Intérieur.
Sur ce dernier point, la réforme adoptée cette année a introduit une restriction nouvelle : la publication de sondages est interdite pendant la période de réserve, qui court de quinze jours avant le début de la campagne jusqu’à la clôture du scrutin, sous peine de sanctions pénales et financières.
Les trois lois de la réforme électorale ont par ailleurs relevé le plafond annuel des dons privés de 600 000 à 800 000 dirhams, durci les conditions de création de partis, et imposé une représentation de 30% de femmes et 10% de jeunes de moins de 40 ans dans les instances dirigeantes.
La séquence se déroule sur fond de tensions au sein de la majorité sortante, le Rassemblement national des indépendants et le Parti authenticité et modernité s’accusant mutuellement de pratiques de débauchage.
LNT