Le Maroc se classe au 76e rang mondial sur 161 pays dans l’indice de prospérité 2026 de l’institut Legatum, deuxième au Maghreb derrière la Tunisie et quatrième en Afrique. Le Royaume obtient sa meilleure note sur le pilier sociétal, à la 60e place, mais recule à la 122e position en matière d’éducation.
La ventilation par pilier fait apparaître un profil contrasté. Le Maroc se situe au 60e rang pour la société, avec une performance remarquée sur la cohésion familiale, à la 36e place. Il occupe la 84e position sur les libertés et la 103e sur le développement.
La liberté économique constitue un point d’appui relatif, à la 54e place. En revanche, le pays se classe 86e pour la paix civile et 108e pour la liberté d’expression.
Le résultat le plus commenté concerne l’éducation, où le Royaume figure au 122e rang, identifié comme la principale faiblesse affectant ses perspectives de développement.
Ce classement recoupe des constats formulés par d’autres institutions. L’Organisation internationale du travail situe le chômage des jeunes en Afrique du Nord à 22,6%, deuxième taux régional mondial, en hausse de 1,8 point en deux ans. Une étude conduite au Maroc sur 3 589 exploitations agricoles a par ailleurs relevé que si 77,5% des exploitants du groupe le mieux préparé déclarent connaître les principes de l’agriculture climato-intelligente, seuls 1,9% en maîtrisent les techniques.
Dans le classement maghrébin, la Tunisie devance le Maroc d’une place, à la 75e position, suivie de l’Algérie au 83e rang, de la Libye au 115e et de la Mauritanie au 119e. À l’échelle africaine, Maurice, le Botswana et la Tunisie précèdent le Royaume.
La Suisse conduit le classement mondial, devant la Norvège et l’Irlande.
LNT