Le Rassemblement national des indépendants a publié un communiqué dénonçant des tentatives d’attraction et des pressions visant plusieurs de ses parlementaires, élus et responsables, en mettant directement en cause le Parti authenticité et modernité. Huit noms sont cités. Le scrutin législatif est fixé au 23 septembre.
Le parti qualifie ces pratiques d’atteinte au choix démocratique et à la crédibilité politique, et relève une contradiction flagrante entre les engagements affichés en faveur de l’intégrité électorale et les agissements observés sur le terrain.
Le communiqué nomme huit élus concernés : Abdelhay Hartoun, Mohamed Jamani, Zineb Simou, Othmane Badel, Manal Badel, Bouchra El Ouardi, Abdelhafid El Mekouti et Abdelkader El Hadouri.
Des changements d’appartenance politique sont également relevés dans la région de Dakhla, où d’autres composantes de la majorité gouvernementale avaient été affectées avant que le phénomène ne touche le RNI.
La séquence prolonge un mouvement de recomposition engagé depuis l’été. L’adhésion au PAM de Fouzi Lekjaa, ministre délégué chargé du Budget et président de la Fédération royale marocaine de football, entré directement au bureau politique lors du Conseil national du 25 juillet, avait ouvert une période de transferts qui touche plusieurs formations.
Le PAM a par ailleurs enregistré le ralliement de Yanja El Khattat, président de la région de Dakhla-Oued Eddahab, et validé une liste de candidats comprenant plusieurs ministres en exercice.
Le contexte juridique a lui aussi changé. Les trois lois de la réforme électorale, entrées en vigueur après validation constitutionnelle, ont notamment relevé le plafond annuel des dons privés de 600 000 à 800 000 dirhams, durci les conditions de création de partis et imposé des quotas de 30% de femmes et 10% de jeunes de moins de 40 ans dans les instances dirigeantes.
LNT