Sebta: l’Espagne demande officiellement des fonds d’urgence à Bruxelles

Par LNT
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Madrid a transmis le 24 août à la Commission européenne une demande formelle d’assistance d’urgence pour faire face aux conséquences de la crise migratoire dans le préside occupé de Sebta, vingt-cinq jours après l’entrée massive de fin juillet. La demande porte sur la protection frontalière, les capacités d’accueil et la prise en charge des mineurs non accompagnés.

La sollicitation emprunte le mécanisme d’assistance d’urgence aux États membres du Fonds asile, migration et intégration. Le montant exact n’est pas précisé dans la demande transmise.

Trois volets sont visés. Le premier concerne le renforcement de la protection frontalière et des infrastructures de sécurité. Le deuxième porte sur l’augmentation des capacités d’accueil des personnes arrivées à Sebta. Le troisième cible la protection spécifique des mineurs non accompagnés, dossier qui constitue précisément l’un des points de friction avec Rabat.

La Commission européenne confirme que plus de 70 000 personnes en provenance du Maroc ont atteint Sebta au cours des dernières semaines. Les chiffres relatifs au nombre de migrants encore présents dans le préside font l’objet d’évaluations divergentes entre les autorités espagnoles et les organisations non gouvernementales.

Bruxelles s’est engagée à procéder à une évaluation et à une décision rapides, en réaffirmant un soutien à l’Espagne sur les plans financier, opérationnel et politique.

Le délai de vingt-cinq jours écoulé entre la crise et la demande formelle suscite des interrogations, notamment sur les conditions administratives préalables au déblocage de ces fonds. Des contacts informels avaient précédé la notification officielle.

La séquence prolonge un mois de tensions. Pedro Sánchez avait réuni sept ministres en cellule de crise le 17 août, avant que Madrid n’ouvre des centres d’accueil dans le préside. Côté marocain, le ministère de la Justice a annoncé étudier la suspension de l’accord d’extradition liant les deux pays, tandis que Rabat réclame l’accélération du retour des mineurs non accompagnés.

LNT

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