Plusieurs régions européennes font face simultanément à des incendies, des inondations et des tempêtes ayant entraîné le déplacement de milliers de personnes. L’Europe centrale subit par ailleurs une sécheresse étendue, dans un été marqué par des extrêmes climatiques concomitants.
Le continent enregistre cette année un bilan d’incendies hors norme. Selon le système européen d’information sur les feux de forêt, plus de 250 000 hectares avaient déjà brûlé dans l’Union européenne à fin juillet, avec environ 1 200 départs de feu recensés, contre une moyenne historique de long terme d’environ 569 par an.
L’Espagne concentre l’essentiel de ce bilan, avec quelque 200 000 hectares parcourus par les flammes, soit 0,4% de son territoire, et le plus grand incendie jamais enregistré dans le pays. Au Portugal, environ 0,3% du territoire a brûlé.
Le phénomène s’est étendu à des latitudes jusqu’ici peu exposées. L’incendie des Hautes Fagnes, en Belgique, a ravagé entre 3 000 et 3 200 hectares, le plus important dans ce pays depuis 1911. Les services de secours sont parvenus à l’encercler cette semaine, mais le ministre belge de l’Intérieur a averti que l’extinction complète prendrait encore des semaines, la tourbe continuant de brûler en profondeur.
En Allemagne, environ 1 800 personnes ont été évacuées à Hürtgenwald.
Ces épisodes surviennent alors que les prévisionnistes britanniques annoncent un épisode El Niño d’une intensité inédite, avec une anomalie de température de surface dépassant trois degrés Celsius dans la zone de référence du Pacifique. Le pic est attendu sur 2026-2027, et 2027 pourrait devenir l’année la plus chaude jamais enregistrée.
Les feux de l’été européen ont par ailleurs relâché l’équivalent de plus de 8 millions de tonnes de dioxyde de carbone dans l’Union européenne à fin juillet.
LNT