Interrogé sur une éventuelle entrevue avec le dirigeant nord-coréen, le président américain a répondu « Oui, je le rencontrerai ». Il a par ailleurs estimé que Pyongyang détient 57 têtes nucléaires. L’hypothèse d’un rendez-vous en novembre, en marge du sommet de l’Apec en Chine, circule parmi les observateurs.
Donald Trump a confirmé son intention de rencontrer Kim Jong Un avant la fin de l’année 2026. Interrogé sur le sujet, le président américain a répondu sans détour : « Oui, je le rencontrerai », en réaffirmant qu’il s’entendait « très bien » avec le dirigeant nord-coréen.
Un chiffre lâché sur l’arsenal nord-coréen
L’annonce s’est accompagnée d’une estimation rarement formulée publiquement à ce niveau : selon le président américain, la Corée du Nord détiendrait 57 têtes nucléaires. « Cela n’aurait jamais dû arriver », a-t-il commenté, en ajoutant qu’il l’aurait empêché s’il avait été président à l’époque.
Le chiffre, s’il correspond aux estimations des instituts spécialisés, n’avait pas été validé aussi directement par un chef d’État américain. Sa divulgation constitue en soi une forme de reconnaissance implicite du statut nucléaire de fait de Pyongyang, ce que la doctrine américaine officielle a toujours refusé d’acter.
Novembre et l’Apec comme fenêtre possible
Aucune date ni aucun lieu n’ont été officialisés. Plusieurs observateurs évoquent la possibilité d’une rencontre en novembre, en marge du sommet de l’Apec organisé en Chine, formule qui présenterait l’avantage logistique et diplomatique d’un déplacement déjà programmé.
Trois sommets sous le premier mandat
L’histoire de cette relation est celle d’une diplomatie spectaculaire aux résultats limités. Trois rencontres avaient eu lieu durant le premier mandat de Donald Trump, à Singapour, Hanoï et dans la zone démilitarisée intercoréenne. Aucune n’avait débouché sur un accord de dénucléarisation, la négociation ayant achoppé sur l’ampleur des concessions réciproques.
Un signal qui prolonge celui de dimanche
L’annonce intervient quelques jours après la déclaration du président américain sur son intention de « réduire considérablement » les exercices militaires conjoints avec la Corée du Sud, qu’il avait qualifiés d’« inappropriés et hostiles » envers Pyongyang. Séoul avait répliqué que l’exercice Ulchi Freedom Shield se déroulait comme prévu.
Les deux séquences dessinent une même orientation : un réengagement personnel avec Kim Jong Un, assumé au prix de tensions avec l’allié sud-coréen. Une approche qui laisse ouverte la question de la contrepartie que Washington serait prêt à consentir, et de ce que Pyongyang, désormais fort d’un arsenal consolidé, jugerait suffisant pour négocier.
LNT