Deux jours après le tremblement de terre de magnitude 7,7, les autorités indonésiennes font état de 53 morts et 135 blessés. Cinq hélicoptères, plusieurs avions et un navire de la marine ont été déployés pour acheminer les secours vers des zones encore partiellement inaccessibles.
Le bilan du séisme qui a frappé l’est de l’archipel indonésien samedi matin continue de s’alourdir. Les autorités ont porté le décompte à 53 morts et 135 blessés dimanche soir, contre 47 décès recensés la veille. La secousse, de magnitude 7,7, s’était produite à proximité d’Ende, sur l’île de Florès, dans la province du Nusa Tenggara Oriental.
Des besoins de première nécessité massifs
Environ 5 000 personnes ont quitté leur domicile, et les autorités locales font état d’un nombre de déplacés en forte augmentation à mesure que les évaluations progressent. Sur le terrain, la liste des besoins exprimés par les rescapés est éloquente : tentes, nourriture, médicaments, couvertures, lits de camp, nattes, eau potable et groupes électrogènes. Plusieurs zones restent privées d’électricité et de télécommunications, ce qui complique à la fois le recensement des sinistrés et la coordination des secours.
Des infrastructures publiques durement touchées
L’inventaire des dégâts confirme l’ampleur de la destruction : au moins 914 maisons gravement endommagées, auxquelles s’ajoutent plusieurs centaines d’habitations plus légèrement atteintes. Côté équipements collectifs, 93 établissements scolaires, 36 structures de santé et 38 bâtiments administratifs ont été affectés. L’atteinte simultanée aux hôpitaux et aux écoles pèse doublement : elle dégrade la capacité de prise en charge des blessés dans l’immédiat, et compromet la reprise de la scolarité à moyen terme.
Un pont aérien et maritime pour désenclaver les zones sinistrées
Face aux contraintes d’accès propres à un territoire insulaire, les autorités ont mobilisé au moins cinq hélicoptères, plusieurs avions, un navire de la marine et des embarcations de secours. Le gouvernement avait déjà expédié 50 000 kits d’assistance, soit environ 275 tonnes d’aide, tandis que la Croix-Rouge et le Croissant-Rouge organisent des distributions. L’Union européenne a proposé l’appui de ses satellites Copernicus pour cartographier les zones touchées.
Une activité sismique qui ne faiblit pas
Plus de 340 répliques ont été enregistrées depuis la secousse principale, dont l’une de magnitude 6,1, dissuadant les habitants de regagner des bâtiments même partiellement épargnés. Un second séisme, de magnitude 6,9, avait par ailleurs frappé l’île de Sumatra douze heures après celui de Florès, sans faire de victime.
Les prochains jours seront déterminants
Comme souvent dans les catastrophes de cette nature, le bilan humain définitif dépendra moins de la secousse elle-même que de la rapidité de la réponse sanitaire et logistique. Un décret plaçant la région en état d’urgence pour quatorze jours était en préparation, une mesure destinée à débloquer les procédures administratives et les financements d’urgence.
LNT
