La compagnie nationale poursuit la montée en cadence de son plan de flotte, avec l’arrivée d’un nouveau monocouloir immatriculé CN-RHR. Objectif affiché : 200 appareils à l’horizon 2037, soit un quadruplement de la flotte actuelle.
Royal Air Maroc franchit un nouveau jalon dans la modernisation de son réseau. La compagnie nationale s’apprête à réceptionner son 18ᵉ Boeing 737 MAX-8, immatriculé CN-RHR — également le 45ᵉ monocouloir Boeing en service dans ses rangs. Avec cette livraison, la flotte du groupe, filiale RAM Express incluse, atteint 69 appareils.
Une cadence de 10 à 15 avions par an
Ce rythme de livraisons n’a rien d’accidentel. « Le plan de développement de Royal Air Maroc prévoit l’intégration de 10 à 15 avions par an en moyenne », précise Oussama El Farisi, Head of Engineering de la compagnie. Une cadence soutenue, qui suppose une montée en puissance parallèle des capacités de maintenance, de formation des équipages et d’infrastructures aéroportuaires.
Le cap des 200 appareils en 2037
Cette trajectoire s’inscrit dans le contrat-programme signé en juillet 2023 entre la compagnie et l’État, qui fixe un objectif de 200 appareils à l’horizon 2037 — soit un quadruplement de la flotte par rapport à son format d’alors. Un engagement à la mesure des ambitions du Royaume en matière de connectivité aérienne, alors que le pays s’apprête à accueillir la Coupe du monde 2030 conjointement avec l’Espagne et le Portugal, après la CAN.
Une vingtaine de nouvelles lignes directes
Sur le plan commercial, la compagnie a récemment ouvert une vingtaine de nouvelles liaisons directes vers des métropoles majeures : Pékin, São Paulo, Los Angeles, Saint-Pétersbourg, Manchester ou encore N’Djamena. Un déploiement qui répond à une double logique : positionner Casablanca comme hub de correspondance entre l’Europe, l’Afrique et les Amériques, et capter une part croissante des flux touristiques et d’affaires à destination du Royaume.
Un enjeu qui dépasse la compagnie
Pour l’économie marocaine, la montée en puissance de RAM constitue un levier stratégique. Le transport aérien conditionne directement la performance du secteur touristique — l’un des premiers pourvoyeurs de devises du pays — mais aussi l’attractivité du Maroc comme plateforme logistique et destination d’investissement. Reste que le financement d’un tel plan de flotte, dans un contexte de taux encore élevés et de renchérissement des appareils, constituera l’un des principaux défis de la compagnie sur la prochaine décennie.
