Les cours du pétrole sont en forte baisse lundi, le président américain Donald Trump ayant annoncé une suspension des bombardements américains sur l’Iran et une reprise des négociations avec Téhéran, qui a néanmoins démenti cette information.
Vers 09H15 GMT (11H15 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en octobre, dont c’est le premier jour d’utilisation en tant que contrat de référence, perdait 4,59% à 83,89 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate (WTI), pour livraison en septembre, tombait de 5,57% à 79,95 dollars.
Après avoir menacé de « frapper très fort » l’Iran, le président Trump a annoncé samedi soir qu’il y renonçait et a laissé entendre que des progrès avaient été réalisés sur le plan diplomatique.
« Ce que l’on fait maintenant, c’est parler avec eux sous la forme d’une négociation », a ajouté M. Trump, en précisant simplement que ces discussions devaient commencer lundi après-midi, sans autre détail.
D’après l’agence de presse officielle saoudienne, le prince héritier saoudien Mohamed ben Salmane, allié clef de Washington dans la région, avait appelé M. Trump à « privilégier le dialogue afin de réduire les tensions ».
« La perspective d’une hausse des prix du pétrole et de l’essence a probablement aussi joué un rôle » dans ce nouveau revirement de M. Trump « à l’approche des élections de mi-mandat aux Etats-Unis », a estimé Arne Lohmann Rasmussen, analyste de Global Risk Management.
La situation dans le détroit d’Ormuz reste l’un des principaux points de tensions entre Téhéran et Washington. Une explosion y a eu lieu près d’un pétrolier dans la nuit de dimanche à lundi, selon l’agence de sécurité maritime britannique UKMTO.
L’Iran, qui souhaite conserver le contrôle de ce passage maritime stratégique, a déclaré être proche d’un accord avec Oman pour rouvrir cette voie cruciale pour le commerce mondial d’hydrocarbures.
« Nous ne négocions pas avec les Etats-Unis en ce moment. Nous négocions avec Oman pour sécuriser un passage dans le détroit d’Ormuz », a affirmé lundi Esmaïl Baghaï, porte-parole de la diplomatie iranienne, lors d’un point presse hebdomadaire.
LNT avec Afp
