Quand on parle de startups…
On pense souvent à la Silicon Valley.
À Dubaï.
Ou encore à Londres.
Mais le Maroc commence, lui aussi, à faire parler de lui.
Au cours des six premiers mois de 2026, les startups marocaines ont levé 28 millions de dollars.
Un chiffre en nette progression par rapport aux années précédentes, qui place le Royaume à la 8ᵉ place des écosystèmes les plus financés en Afrique.
Une bonne nouvelle.
Mais quand on regarde le classement…
On comprend qu’il reste encore beaucoup de chemin.
Car pendant que le Maroc attire 28 millions de dollars…
Les Émirats arabes unis jouent dans une autre dimension, avec des centaines de millions de dollars levés chaque semestre grâce à un écosystème devenu l’un des plus puissants du Moyen-Orient.
Même à l’échelle africaine, des pays comme le Nigeria, l’Égypte, le Kenya ou l’Afrique du Sud continuent d’attirer beaucoup plus d’investissements.
Alors pourquoi le Maroc progresse malgré tout ?
Parce que de plus en plus d’investisseurs commencent à miser sur des entreprises locales capables de résoudre de vrais problèmes.
Le meilleur exemple, c’est Agenz.
Cette startup marocaine spécialisée dans l’immobilier vient de lever 5 millions de dollars à elle seule.
Son objectif ?
Moderniser un marché immobilier encore largement traditionnel grâce à la data, à l’intelligence artificielle et à une meilleure transparence des prix.
Et ce n’est pas un cas isolé.
Depuis quelques années, de nouvelles startups marocaines émergent dans la fintech, la santé, la logistique, l’éducation ou encore l’intelligence artificielle.
Le vrai défi n’est plus seulement de créer des startups.
C’est de les faire grandir.
Car beaucoup d’entre elles parviennent à convaincre des investisseurs au début…
Mais peinent ensuite à lever des dizaines, voire des centaines de millions de dollars pour devenir des leaders internationaux.
Pour y parvenir, le Maroc devra attirer davantage de fonds étrangers, simplifier l’accès au financement et créer un environnement capable de retenir ses meilleurs talents.
Parce qu’aujourd’hui…
Le potentiel est là.
Les idées sont là.
Les entrepreneurs aussi.
Ce qui manque encore, c’est l’ampleur des investissements.
La vraie question est…
Le Maroc peut-il devenir le prochain grand hub des startups en Afrique… ou laissera-t-il toujours Dubaï, l’Égypte et le Nigeria prendre une longueur d’avance ?
