L’Espagne est devenue championne du monde de football pour la deuxième fois de son histoire en s’imposant face à l’Argentine (1-0, après prolongation), dimanche à East Rutherford, aux États-Unis. Grâce à un but de Ferran Torres en prolongation, la Roja succède à l’Albiceleste au palmarès de la compétition et confirme sa domination sur la scène internationale, deux ans après son titre européen.
Longtemps indécise, la finale s’est finalement décantée au cours de la prolongation. Ferran Torres a inscrit l’unique but de la rencontre à la 106ᵉ minute, d’une reprise qui n’a laissé aucune chance au gardien argentin Emiliano Martinez.
L’Espagne évoluait alors en supériorité numérique après l’expulsion d’Enzo Fernandez, sanctionné d’un deuxième carton jaune dans le temps additionnel de la seconde période (90e+4).
Malgré un score serré, la sélection dirigée par Luis de la Fuente a largement maîtrisé les débats.
Solide défensivement et maîtresse du ballon, la Roja a multiplié les initiatives face à une équipe argentine qui s’est montrée très peu dangereuse offensivement, ne cadrant que deux tentatives durant l’ensemble de la rencontre.
Ce deuxième titre mondial, seize ans après celui remporté en Afrique du Sud en 2010, vient confirmer la montée en puissance d’une génération qui avait déjà remporté le championnat d’Europe en 2024.
L’Espagne retrouve ainsi une position dominante sur la scène internationale, à l’image de la période 2008-2012, marquée par deux titres européens et une Coupe du monde.
Le parcours espagnol s’est appuyé sur un collectif équilibré, emmené notamment par Rodri au milieu de terrain et Fabian Ruiz, tandis que la défense n’a concédé qu’un seul but durant les huit rencontres disputées dans la compétition.
Hormis un match nul lors de son entrée en lice face au Cap-Vert (0-0), l’Espagne a maîtrisé son tournoi, éliminant notamment la France en demi-finale (2-0) avant de prendre le dessus sur l’Argentine en finale.
La sélection ibérique a également dû composer avec un Lamine Yamal diminué physiquement. Blessé à une cuisse avant le tournoi, le jeune attaquant du FC Barcelone n’a pas affiché l’influence qui avait été la sienne lors de l’Euro 2024, même s’il s’est procuré plusieurs situations intéressantes en finale.
L’entrée en jeu de Nico Williams s’est, en revanche, révélée décisive. L’ailier de l’Athletic Bilbao a d’abord obligé Emiliano Martinez à une intervention déterminante avant d’adresser de la tête la passe décisive à Ferran Torres sur le but du sacre.
Championne du monde en titre, l’Argentine espérait devenir la première nation à conserver son trophée depuis le Brésil en 1962.
L’Albiceleste, sacrée en 1978, 1986 et 2022, s’est toutefois heurtée à une équipe espagnole plus entreprenante et n’est jamais parvenue à imposer son rythme.
L’expulsion d’Enzo Fernandez a encore réduit les possibilités de réaction des Sud-Américains dans une rencontre où ils avaient déjà éprouvé des difficultés à se créer des occasions.
À 39 ans, Lionel Messi disputait vraisemblablement la dernière Coupe du monde de sa carrière.
Auteur d’un tournoi remarqué, notamment grâce à ses deux passes décisives en demi-finale face à l’Angleterre, le capitaine argentin n’a pas réussi à faire basculer cette finale.
Le huituple Ballon d’Or termine la compétition avec huit réalisations et porte son total à 21 buts inscrits en six Coupes du monde.
En cas de victoire, il aurait pu rejoindre Pelé parmi les rares joueurs sacrés deux fois champions du monde en tant qu’acteurs majeurs. Cette défaite met un terme à cette ambition, alors que l’Espagne s’installe de nouveau au sommet du football mondial.
Malgré l’élimination de la France en demi-finale, Kylian Mbappé termine meilleur buteur de la Coupe du monde 2026 avec dix réalisations.
L’attaquant français décroche ainsi son deuxième Soulier d’Or consécutif et devient, avec 22 buts inscrits en Coupe du monde, le meilleur buteur de l’histoire de la compétition.
LNT
