De nouvelles révélations relancent l’affaire Pegasus au Maroc

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L’affaire Pegasus refait surface…

 

Cinq ans après les premières révélations du Pegasus Project, de nouveaux éléments publiés par un consortium international de médias affirment apporter des preuves supplémentaires de l’utilisation du logiciel espion Pegasus par les services de renseignement marocains.

 

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Au cœur de ces nouvelles révélations figure le témoignage d’un ancien agent des services de renseignement marocains, identifié sous le pseudonyme de « Safir ».

 

Selon son récit, le logiciel développé par l’entreprise israélienne NSO Group aurait été utilisé entre 2017 et 2021 pour surveiller des journalistes, des défenseurs des droits humains, des opposants politiques, mais aussi certaines personnalités étrangères, notamment en France et en Espagne. Ces déclarations sont accompagnées de nouveaux documents et d’analyses techniques présentés par les enquêteurs.

 

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Les journalistes expliquent que ces révélations s’appuient sur plusieurs sources : des documents issus d’une procédure judiciaire américaine contre NSO Group, des analyses techniques réalisées par le Security Lab d’Amnesty International, ainsi que des témoignages de plusieurs anciens membres des services marocains. Les auteurs estiment que ces éléments renforcent les accusations formulées dès 2021.

 

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De son côté, le Maroc a toujours nié avoir utilisé Pegasus.

 

Depuis les premières accusations, Rabat conteste catégoriquement toute implication et a engagé plusieurs procédures judiciaires contre certains médias et ONG ayant relayé ces informations. Les autorités marocaines considèrent ces accusations comme infondées et politiquement motivées.

 

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L’affaire Pegasus dépasse largement le seul cas marocain.

 

Le logiciel de NSO Group, officiellement vendu uniquement à des gouvernements pour lutter contre le terrorisme et la criminalité organisée, a déjà été associé à des affaires d’espionnage visant des journalistes, des militants, des diplomates et des responsables politiques dans plusieurs pays. Ces révélations ont conduit à de nombreuses enquêtes judiciaires et parlementaires à travers le monde.

 

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Ces nouvelles révélations ne constituent pas une décision de justice, mais elles apportent des témoignages et des éléments techniques supplémentaires qui relancent une affaire déjà très sensible. Comme depuis 2021, les accusations sont fermement rejetées par les autorités marocaines, tandis que les enquêteurs estiment que les preuves se sont considérablement renforcées.

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