Le journaliste et chroniqueur marocain Ali Lmrabet a été remis en liberté mercredi 15 juillet, au terme de trois jours de garde à vue, après avoir été entendu par le parquet de Casablanca dans le cadre d’une enquête portant sur des publications diffusées en ligne. Selon les informations rapportées par plusieurs médias marocains, l’intéressé demeure toutefois sous le coup d’une enquête judiciaire.
L’affaire a débuté dimanche 12 juillet, lorsque Ali Lmrabet a été interpellé à son arrivée à l’aéroport de Tanger en provenance d’Espagne. D’après le procureur du Roi près le tribunal correctionnel de Casablanca, cité notamment par nos confrères, cette interpellation a été effectuée sur la base de plusieurs avis de recherche émis antérieurement à son encontre.
Le ministère public a indiqué que le journaliste était recherché dans le cadre d’une enquête liée à la publication de contenus numériques contenant, selon les autorités judiciaires, des propos « diffamatoires et injurieux » visant des personnes et des institutions, ainsi que des expressions jugées outrageantes envers des organismes régis par la loi.
Sur instruction du parquet, Ali Lmrabet a ensuite été transféré au siège de la Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ) à Casablanca, où il a été placé en garde à vue afin d’être auditionné sur les faits qui lui sont reprochés. Le parquet a précisé que cette mesure s’est déroulée sous son contrôle, dans le respect des garanties procédurales prévues par la loi ainsi que du principe de la présomption d’innocence.
Mercredi, le procureur du Roi a décidé de remettre le journaliste en liberté à l’issue de son audition. Selon les informations relayées par les médias marocains, cette décision intervient après la réalisation des actes d’enquête nécessaires, notamment l’audition de l’intéressé et des expertises techniques portant sur les éléments saisis. L’enquête se poursuit néanmoins, le parquet devant déterminer les suites judiciaires à donner au dossier.
Âgé de 67 ans, Ali Lmrabet réside principalement en Espagne et possède également la nationalité française. Ancien directeur de l’hebdomadaire satirique Demain, il est aujourd’hui actif sur les réseaux sociaux où il publie régulièrement des commentaires sur l’actualité marocaine.