Jazzablanca a réuni une soirée ouverte sur plusieurs lignes musicales, entre jazz, soul, rythmes cubains et rap aux racines marocaines. Du Parc de la Ligue Arabe à Anfa Park, cette septième soirée a joué sur les contrastes sans rupture : l’intensité instrumentale d’AMG, le souffle de Shabaka, la chaleur soul de Thee Sacred Souls, la fête latine de Gente de Zona et l’énergie d’INO Casablanca.
Au Parc de la Ligue Arabe, AMG a ouvert la soirée sur la scène gratuite du festival. Le quartet français a proposé un concert porté par le piano, les saxophones, la contrebasse et la batterie, dans une approche du jazz à la fois directe et exigeante. Un moment d’écoute en plein air, qui a donné à cette scène publique une couleur instrumentale forte.
À Anfa Park, Shabaka a lancé la soirée sur la Scène 21. Figure majeure du jazz britannique contemporain, le musicien a installé un concert habité par le souffle, la précision et la recherche sonore. Son passage a ouvert un espace plus contemplatif, avant que Thee Sacred Souls ne prenne le relais dans une atmosphère plus chaleureuse.
Avec Thee Sacred Souls, la Scène 21 a retrouvé une soul ample et lumineuse. Le groupe californien a déployé un son nourri de R&B, de soul vintage et de douceur vocale, porté par une présence scénique élégante et généreuse. Une séquence plus feutrée, qui a rassemblé le public autour des voix, des harmonies et du groove.
Sur la Scène Casa Anfa, INO Casablanca a livré son tout premier concert dans la métropole. Entre rap, influences maghrébines, sonorités latines et fulgurances électroniques, l’artiste aux racines marocaines a offert un live à son image : mobile, actuel et traversé par plusieurs territoires. Face à un public réactif, INO Casablanca a donné à ce mercredi une soirée portée par la jeunesse, le mouvement et le lien avec Casablanca.
Gente de Zona ont ensuite fait entrer les rythmes cubains pour la fin de soirée. Le duo venu de La Havane a porté le public vers un registre plus festif, entre reggaeton, sonorités caribéennes et refrains connus. Avec son énergie directe et fédératrice, Gente de Zona a transformé Anfa Park en grande piste latine.
CDP