La deuxième édition du Forum africain de l’économie sociale et solidaire (FORA’ESS) s’est ouverte mardi à Dakar avec la participation de représentants de 33 pays, dont le Maroc, autour du thème « Économie sociale et solidaire : moteur de transition, d’inclusion et de convergence de l’Afrique ».
Le Royaume est représenté par une délégation composée de Khadija Douiri, Issam Bousalam et Raouf El Yagoubi, enseignants-chercheurs à l’Université Mohammed Premier d’Oujda.
À l’ouverture du forum, le Premier ministre sénégalais, Mouhamadou Al Amine Lo, a appelé les États africains à renforcer la coordination de leurs politiques afin de favoriser l’émergence d’un véritable marché continental de l’économie sociale et solidaire (ESS).
Il a plaidé pour la création d’un Observatoire africain de l’économie sociale et solidaire, chargé de mesurer les progrès réalisés, d’évaluer l’impact des initiatives et de faciliter le partage d’expériences entre les pays du continent.
Selon lui, cette gouvernance commune contribuerait à faire de l’ESS un pilier de l’Agenda 2063 de l’Union africaine, en soutenant la souveraineté économique, l’intégration régionale et la création d’emplois. Il a également appelé à la mise en place de cadres juridiques harmonisés, de mécanismes de financement adaptés et d’outils statistiques permettant de mieux mesurer le poids du secteur dans les économies africaines.
De son côté, l’ambassadeur de l’Union européenne au Sénégal, Jean-Marc Pisani, a estimé que l’économie sociale et solidaire constitue une réponse concrète aux besoins d’inclusion, de développement territorial et d’emploi, en particulier pour les jeunes.
Intervenant lors d’un atelier consacré à la transition citoyenne et sociale, Khadija Douiri, enseignante-chercheure à la Faculté des sciences économiques, juridiques et sociales de l’Université Mohammed Premier d’Oujda et membre du comité scientifique du forum, a présenté les principales caractéristiques du modèle marocain.
Elle a souligné que l’économie sociale et solidaire représente désormais un secteur à part entière, capable de contribuer au développement économique, à la création de richesses et à l’augmentation de la contribution des acteurs de l’ESS au produit intérieur brut.
L’universitaire a mis en avant le développement du réseau des coopératives au Maroc, particulièrement dans la région de l’Oriental, où ces structures participent à la création d’emplois et à la dynamisation des territoires.
Elle a également salué les actions menées par le département chargé de l’Économie sociale et solidaire, en partenariat avec les différents acteurs économiques et financiers, pour accompagner la structuration et le développement de cet écosystème.
Réunissant près de 250 participants venus d’Afrique et d’autres régions du monde, le FORA’ESS Dakar 2026 vise à promouvoir une meilleure compréhension de l’économie sociale et solidaire, à renforcer les échanges entre ses acteurs et à valoriser les initiatives innovantes développées dans différents secteurs d’activité.
LNT
