Jazzablanca a poursuivi sa 19ᵉ édition mardi 7 juillet avec une programmation éclectique mêlant traditions musicales et sonorités contemporaines. Du Parc de la Ligue Arabe à Anfa Park, la sixième soirée du festival a réuni des artistes aux univers variés, du gnawa au jazz, en passant par le hip-hop, les musiques balkaniques et la pop arabe, avant de s’achever sur la prestation très attendue de Rilès.
Au Parc de la Ligue Arabe, la scène gratuite du festival a accueilli une rencontre musicale singulière réunissant Majid Bekkas, Shabaka Hutchings et Hamid Drake. Le maâlem marocain a fait dialoguer la tradition gnaoua avec le souffle du jazz contemporain du saxophoniste britannique et le jeu du batteur américain. Une performance en plein air qui a illustré l’ouverture artistique de Jazzablanca, entre enracinement local et influences internationales.
À Anfa Park, la Scène 21 a démarré la soirée avec Small X Live With AMG & Saib autour du projet NAFIDA. Le rappeur marocain a proposé une lecture plus organique de son univers, portée par des arrangements instrumentaux et une écriture introspective. Accompagné d’AMG et du producteur Saib, il a offert un concert où les textes, les silences et les textures musicales occupaient une place centrale.
Le Barcelona Gipsy Balkan Orchestra a ensuite insufflé une énergie festive à la Scène 21. Fidèle à son identité cosmopolite, la formation basée à Barcelone a fait voyager le public entre musiques balkaniques, influences tziganes et sonorités méditerranéennes, dans un concert rythmé par les voix, les cuivres et une forte interaction avec les festivaliers.
Sur la Scène Casa Anfa, Zeyne a installé une ambiance plus intimiste. L’artiste jordano-palestinienne a mêlé pop arabe, R&B et soul dans une prestation marquée par la sensibilité de son interprétation et une présence scénique sobre, préparant le terrain pour la tête d’affiche de la soirée.
La clôture est revenue à Rilès, accueilli par un public venu nombreux. L’artiste franco-algérien a livré un concert à haute intensité, alternant performance physique, précision musicale et scénographie immersive. Des images captées en direct et projetées sur les écrans géants ont renforcé l’esthétique visuelle du spectacle, tandis que plusieurs titres ont été repris en chœur par les festivaliers.
Au cours du concert, Rilès est également descendu dans la foule, prolongeant son échange avec le public au plus près des spectateurs. Une séquence qui a conclu cette sixième soirée sur une note résolument urbaine et fédératrice, confirmant une nouvelle fois la capacité de Jazzablanca à faire cohabiter les héritages musicaux et les expressions artistiques les plus actuelles.
LNT