Musique

Jazzablanca 2026 : une édition éclectique entre têtes d’affiche internationales et découvertes musicales

Par LNT
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La 19ᵉ édition de Jazzablanca confirme son positionnement comme l’un des principaux rendez-vous musicaux du Royaume. Depuis son ouverture à Anfa Park, le festival propose une programmation qui fait dialoguer rock, pop, jazz, soul, musiques afro-contemporaines, électro et créations marocaines. Entre artistes de renommée internationale et talents émergents, cette édition met également l’accent sur les rencontres entre les différentes cultures musicales, avec une extension de sa programmation au Parc de la Ligue Arabe, où dix concerts gratuits complètent les quarante spectacles programmés sur les scènes principales.

Le festival s’est ouvert avec l’une des prestations les plus attendues de cette édition : celle de Robbie Williams. Pour son premier concert au Maroc et en Afrique du Nord, l’artiste britannique a présenté un spectacle construit autour de plusieurs de ses titres les plus connus, parmi lesquels Let Me Entertain You, Rock DJ, Feel, Something Beautiful et Angels. Tout au long de la soirée, il a alterné chansons et échanges avec le public, avant de conclure son concert par un message de soutien à l’équipe du Maroc engagée en Coupe du monde.

La première soirée a également été marquée par le concert du groupe français Deluxe, dont le répertoire mêle funk, jazz, soul, hip-hop et électro. Sa chanteuse, Liliboy, a indiqué à la presse que cette première participation à Jazzablanca représentait une occasion de présenter au public marocain les morceaux du dernier album du groupe, Ça fait plaisir. Sur la Scène 21, la trompettiste Yazz Ahmed a proposé un univers où le jazz contemporain se nourrit de rythmes et de sonorités inspirés de sa double culture britannique et bahreïnie.

La deuxième soirée a mis en avant deux artistes issus d’univers différents. La chanteuse maroco-canadienne Faouzia s’est produite pour la première fois à Casablanca, sa ville natale, en interprétant plusieurs titres de son répertoire, dont Tears of Gold, Minefields et Sweet Fever. Le guitariste américain Cory Wong lui a succédé avec un concert mêlant jazz, funk et pop instrumentale. Dans une déclaration à la presse, il a souligné l’importance qu’il accorde au travail collectif et à la mise en valeur de chaque musicien sur scène. La programmation de la Scène 21 a, de son côté, réuni Selah Sue, accompagnée du groupe The Gallands, ainsi que le trompettiste Theo Crocker, figure du jazz contemporain.

Soirée triomphale pour les Scorpions

La troisième soirée a été dominée par la prestation des Scorpions. En tournée mondiale pour célébrer leurs soixante ans de carrière, les musiciens allemands ont interprété plusieurs de leurs classiques, notamment Still Loving You, Coming Home et Make It Real. Plus tôt, Hypnotic Brass Ensemble avait ouvert la soirée avec une performance mêlant jazz, funk et hip-hop, avant de retrouver le musicien marocain Mehdi Nassouli pour une création associant cuivres et musique gnaoua. Sur la Scène 21, José James, China Moses et Brian Jackson ont exploré différentes facettes du jazz et de la soul, tandis que Sarah Mazigh présentait au Parc de la Ligue Arabe un répertoire mêlant musique amazighe, afrobeat et jazz-funk.

Les musiques afro-contemporaines ont ensuite occupé le devant de la scène avec Oxlade et Naïka. Le chanteur nigérian a illustré le rayonnement international de l’afrobeats, tandis que l’artiste franco-haïtienne a proposé un univers musical influencé par les cultures caribéennes, africaines et européennes. Sur la Scène 21, Jowee Omicil et Keziah Jones ont poursuivi cette exploration des musiques métissées, alors que le rappeur marocain Tchubi représentait la scène urbaine nationale au Parc de la Ligue Arabe.

La cinquième soirée a offert un contraste entre les univers de Danyl et du collectif allemand Meute. Le chanteur franco-algérien a retrouvé un public particulièrement réceptif à son mélange de rap mélodique, de pop et d’influences raï. Meute a ensuite transformé la scène Casa Anfa en piste de danse grâce à une proposition originale où les cuivres et les percussions revisitent la musique électronique. Parallèlement, le trompettiste Daoud et le groupe britannique Nubiyan Twist ont confirmé la diversité des esthétiques présentées sur la Scène 21, entre jazz fusion, afrobeat, soul et musiques électroniques.

Mardi soir, la chanteuse jordano-palestinienne Zeyne et l’artiste français Rilès ont poursuivi cette dynamique. Zeyne a proposé un concert mêlant soul, R&B et influences arabes contemporaines, tandis que Rilès a présenté un spectacle associant musique, danse et mise en scène. Sur la Scène 21, Small X, accompagné du collectif AMG et du producteur Saib, a exploré les passerelles entre rap, jazz et musiques instrumentales, avant que Barcelona Gipsy Balkan Orchestra ne clôture la soirée avec un répertoire inspiré des traditions balkaniques et tziganes.

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