À première vue, cela n’a aucun sens.
Les États-Unis ont publié des chiffres de l’emploi moins bons que prévu…
Et pourtant, les marchés financiers ont immédiatement réagi à la hausse.
Le CAC 40 a terminé la séance en forte progression, tandis que le dollar a reculé face à l’euro.
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Le rapport sur l’emploi américain montre que l’économie a créé seulement 57 000 emplois en juin, alors que les analystes en attendaient environ 110 000.
Il s’agit de la plus faible progression des créations d’emplois depuis quatre mois.
En revanche, le taux de chômage a légèrement baissé, passant de 4,3 % à 4,2 %, rendant le tableau plus nuancé.
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Alors pourquoi les investisseurs ont-ils accueilli cette nouvelle positivement ?
Parce qu’un marché de l’emploi qui ralentit réduit la pression sur la Réserve fédérale américaine, la Fed.
En clair, si l’économie ralentit, la banque centrale a moins de raisons d’augmenter ses taux d’intérêt.
Et des taux plus bas sont généralement une bonne nouvelle pour les marchés financiers.
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Résultat immédiat.
Le dollar a perdu du terrain face à l’euro, tandis que les investisseurs se sont tournés vers les actions.
À Paris, le CAC 40 a bondi jusqu’à 1,9 % en séance avant de clôturer sur une hausse d’environ 1,65 %.
Les grandes places européennes et Wall Street ont également terminé dans le vert.
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Ce paradoxe est bien connu en Bourse.
Une mauvaise nouvelle pour l’économie peut parfois devenir une bonne nouvelle pour les marchés…
Si elle laisse espérer une politique monétaire plus souple.
C’est ce que les investisseurs appellent souvent le principe du « bad news is good news ».
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Mais attention.
Un ralentissement modéré de l’emploi peut rassurer les marchés.
En revanche, si les prochains chiffres montrent une véritable dégradation de l’économie américaine, l’optimisme pourrait rapidement laisser place à l’inquiétude.
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Une simple statistique publiée à Washington…
A suffi à faire bouger le dollar, les marchés européens et Wall Street.
Comme quoi, en économie, une mauvaise nouvelle n’est pas toujours une mauvaise nouvelle… du moins pour les investisseurs.