Casablanca passe à la vitesse supérieure.
La métropole accélère son programme d’éradication des bidonvilles avec de nouvelles opérations de démolition et de relogement dans plusieurs quartiers de la ville.
──────────
Ces derniers jours, les bidonvilles de Hakhl Errimaya, à Aïn Sebaâ, et de Douar Brik, à Hay Mohammadi, ont été entièrement démolis.
Cette opération s’inscrit dans l’objectif du Royaume de faire de Casablanca une ville sans habitat insalubre.
──────────
Mais derrière les bulldozers, il y a un projet bien plus vaste.
L’objectif n’est pas seulement de détruire des constructions précaires, mais aussi de reloger les familles concernées dans des logements décents et de réaménager ces terrains pour accompagner le développement urbain de la capitale économique.
──────────
Le programme « Villes sans bidonvilles », lancé il y a plus de vingt ans, a déjà permis à des centaines de milliers de familles marocaines d’accéder à un meilleur habitat.
Casablanca reste toutefois l’un des plus grands défis du pays, en raison de sa forte croissance démographique et de la pression constante sur le marché du logement.
──────────
Pour les autorités, l’enjeu est double.
Améliorer les conditions de vie des habitants tout en transformant durablement le paysage urbain d’une ville qui concentre près de 12 % de la population marocaine et représente une part majeure de l’activité économique nationale.
──────────
Si le programme avance, il soulève aussi plusieurs questions.
Le rythme des relogements sera-t-il suffisant ?
Les nouveaux logements répondront-ils réellement aux besoins des familles concernées ?
Et surtout, comment accompagner cette transformation sans fragiliser davantage les populations les plus vulnérables ?
──────────
Une chose est sûre.
Casablanca est en pleine mutation.
Et les décisions prises aujourd’hui pourraient redessiner le visage de la ville pour les décennies à venir.