Au moins 36 navires de matières premières ont franchi le détroit d’Ormuz lundi, un trafic maritime record depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, selon les données de la plateforme Kpler, près d’une semaine après la conclusion d’un protocole d’accord entre les Etats-Unis et l’Iran.
Ce trafic représente près d’un tiers des franchissements en temps de paix (environ 120 par jour) via ce passage stratégique pour le commerce mondial, par où transite d’ordinaire un cinquième des exportations mondiales d’hydrocarbures, ainsi que d’autres matières premières essentielles.
Pendant la guerre, du 1er mars au 14 juin, moins de 10 navires de matières premières en moyenne franchissaient le détroit chaque jour. Depuis le 15 juin, au lendemain de l’annonce de l’accord, la moyenne est montée à 21, et même à 27 au cours des cinq derniers jours.
Le détroit d’Ormuz a rouvert la semaine dernière, à la suite d’un accord entre l’Iran et les Etats-Unis censé mettre fin à la guerre au Moyen Orient, mais Téhéran a annoncé samedi la fermeture du détroit en réaction aux attaques d’Israël au Liban.
Depuis, Téhéran et Washington se sont entendus sur des mécanismes visant à faire cesser les affrontements au Liban et à sécuriser le détroit d’Ormuz.
L’administration du détroit « ne redeviendra jamais ce qu’elle était avant la guerre », a assuré mardi Mohammad Bagher Ghalibaf, qui représente l’Iran dans les négociations avec les Etats-Unis, selon des propos rapportés par l’agence officielle Irna.
« L’Iran administrera » le détroit, a-t-il martelé.
Son équipe de négociateurs s’est rendue à Oman pour parler précisément de la gestion du détroit d’Ormuz, selon Irna.
En attendant, la flotte fantôme de pétroliers iraniens, sous sanctions internationales et particulièrement ciblée par la marine américaine avant l’accord, peut de nouveau naviguer librement, Washington ayant autorisé « jusqu’au 21 août (…) toutes les transactions » concernant la production, la vente et le transport d’hydrocarbures d’origine iranienne.
LNT avec Afp