Le Maroc a franchi des étapes importantes en matière de lutte contre le travail des enfants, suitant une reconnaissance à l’échelle internationale, a affirmé, lundi à Rabat, le ministre de l’Inclusion Économique, de la Petite entreprise, de l’Emploi et des Compétences, Younes Sekkouri.
En réponse à une question orale à la Chambre des repésentants portant sur le « travail des enfants », le ministre a expliqué que ces avancées ont été réalisées grâce à la politique du Royaume, menée sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, ainsi qu’à la supervision directe de Son Altesse Royale la Princesse Lalla Meryem à la tête de l’Observatoire national des droits de l’enfant (ONDE).
Cette reconnaissance internationale repose sur les résultats réalisés par le Maroc dans ce domaine, a relevé M. Sakkouri, notant que le travail des enfants a reculé de 59% depuis 2017, ramenant le taux du travail des enfants à moins de 1,3 %.
Et d’ajouter que le nombre d’enfants exerçant des activités économiques s’élève à environ 100.000, principalement en milieu rural où ils soutiennent leurs familles, alors qu’en milieu urbain, les enfants au travail comptent entre 20.000 et 23.000 enfants, a-t-il relevé, mettant l’accent sur la nécessité de poursuivre les efforts de mobilisation pour éradiquer ce phénomène.
Le ministre a rappelé que le Maroc a soumis, il y deux ans, sa candidature pour accueillir la 6e Conférence mondiale sur l’élimination du travail des enfants, une initiative qui a bénéficié du soutien de nombreux pays en raison des avancées réalisées par le Royaume dans ce domaine.
Soulignant que cette conférence a été marquée par l’adoption du « Cadre de Marrakech », considéré comme une référence internationale définissant les mesures à mettre en œuvre pour lutter contre le travail des enfants, il a précisé que la totalité de ces mesures s’inspirent de l’expérience marocaine, notamment en matière de contrôle, de législation, de retrait des enfants du marché du travail et de ratification des conventions internationales.
M. Sekkouri a également mis en avant que l’approche adoptée par le Royaume, comprend notamment la généralisation de l’enseignement préscolaire ainsi que le développement de programmes d’insertion et de formation, tel que « Programme Tadaroj », destiné aux jeunes âgés de 15 à 17 ans ayant quitté prématurément les bancs de l’école, afin de leur permettre d’accéder à la formation professionnelle.
LNT avec Map