Le Secrétariat d’État chargé de l’Artisanat et de l’Économie sociale et solidaire a procédé, vendredi à Marrakech, au lancement officiel du programme de formation par apprentissage dans les métiers de l’artisanat au titre de l’année 2026-2027. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du contrat-programme conclu avec le ministère de l’Inclusion économique, de la Petite entreprise, de l’Emploi et des Compétences pour la période 2026-2030.
La cérémonie, organisée au Centre de formation et de qualification dans les métiers de l’artisanat de Marrakech, a été présidée par le ministre de l’Inclusion économique, de la Petite entreprise, de l’Emploi et des Compétences, Younes Sekkouri, et le secrétaire d’État chargé de l’Artisanat et de l’Économie sociale et solidaire, Lahcen Essaadi, en présence de représentants des deux départements ministériels, de partenaires institutionnels et professionnels ainsi que d’acteurs impliqués dans la mise en œuvre du programme.
Ce dispositif vise à former 30.000 apprentis par an dans les différentes branches de l’artisanat, qu’il s’agisse des métiers de production ou des activités de services. À l’horizon 2030, le programme ambitionne ainsi de totaliser 150.000 bénéficiaires à l’échelle nationale.
À cette occasion, les responsables gouvernementaux ont effectué une visite du Centre de formation et de qualification dans les métiers de l’artisanat de Marrakech, inauguré par Sa Majesté le Roi Mohammed VI en 2012, afin de découvrir les différentes filières proposées par l’établissement.
Dans une déclaration à la presse, Younes Sekkouri a indiqué que la réussite de ce programme repose sur un élargissement significatif de l’offre de formation dans le secteur. Il a expliqué que le nombre de filières a été renforcé avec une attention particulière portée aux métiers menacés de disparition ainsi qu’aux métiers de services. Le ministre a également annoncé le relèvement de l’âge limite d’admission aux centres de formation, passé de 30 à 40 ans, afin de permettre à un plus grand nombre de personnes d’accéder à ces formations.
M. Sekkouri a par ailleurs souligné que des ressources financières supplémentaires ont été mobilisées pour accompagner cette dynamique, notamment à travers l’octroi d’une indemnité de 300 dirhams aux maîtres-artisans pour chaque apprenti encadré. Il a également mis en avant l’intégration des bénéficiaires dans le système d’information de l’Agence nationale de promotion de l’emploi et des compétences (ANAPEC), une mesure destinée à assurer le suivi de leur parcours et à faciliter leur insertion professionnelle.
Le ministre a rappelé que le Centre de formation et de qualification dans les métiers de l’artisanat de Marrakech a déjà permis la formation de plus de 7.000 personnes depuis son ouverture, dont près de 80 % de femmes, tout en développant des partenariats avec des designers internationaux dans plusieurs spécialités artisanales.
De son côté, Lahcen Essaadi a précisé que le programme prévoit une extension importante de l’offre de formation, avec une augmentation du nombre de métiers couverts, passé de 69 à 103 spécialités. Il a également annoncé une revalorisation du coût de la formation, désormais fixé à 5.000 dirhams par apprenti, dans le cadre des efforts visant à améliorer la qualité de l’apprentissage et l’accompagnement des bénéficiaires.
Selon le secrétaire d’État, cette initiative contribuera à préserver les métiers artisanaux menacés de disparition, à créer de nouvelles opportunités d’emploi pour les jeunes et à renforcer leur insertion socio-professionnelle, tout en assurant la transmission des savoir-faire traditionnels aux générations futures.
Basée sur le principe de l’alternance entre apprentissage en milieu professionnel et formation au sein des établissements spécialisés, la formation par apprentissage est considérée comme un outil de qualification directement connecté aux besoins du secteur. Elle permet aux bénéficiaires d’acquérir des compétences pratiques auprès d’artisans qualifiés tout en bénéficiant d’un accompagnement pédagogique adapté.
LNT
