Le chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, a présenté lundi devant la Chambre des représentants un bilan des réformes engagées dans le secteur de l’éducation et de la formation, mettant en avant les résultats enregistrés en matière de généralisation de l’enseignement, d’amélioration des infrastructures, de réduction du décrochage scolaire et de renforcement des dispositifs de soutien social.
S’exprimant lors de la séance mensuelle consacrée aux questions de politique générale autour du thème « Le rôle du système d’éducation et de formation dans l’édification du Maroc émergent : choix gouvernementaux et perspectives », M. Akhannouch a affirmé que l’Exécutif poursuit ses efforts pour consolider un enseignement public fondé sur la qualité et l’égalité des chances, conformément aux Hautes Orientations Royales.
Le chef du gouvernement a souligné que les réformes engagées s’inscrivent dans le prolongement des orientations stratégiques fixées par la loi-cadre 51.17 relative au système d’éducation, de formation et de recherche scientifique. Selon lui, le gouvernement a fait de l’éducation une priorité de son action publique afin de restaurer la confiance dans l’école publique et de renforcer son rôle comme vecteur de promotion sociale.
Au titre de l’année scolaire 2025-2026, près de sept millions d’élèves sont inscrits dans les établissements publics, dont environ 730.000 nouveaux élèves ayant intégré l’école pour la première fois, soit une progression de 7,4 % par rapport à l’année précédente.
Le réseau de l’enseignement public compte aujourd’hui plus de 12.400 établissements scolaires, dont 8.491 écoles primaires, 2.337 collèges et 1.674 lycées qualifiants. L’encadrement pédagogique est assuré par plus de 299.000 enseignants.
Le gouvernement a également mis en avant les progrès réalisés dans l’enseignement préscolaire. Le taux de généralisation a dépassé 80 % durant l’année scolaire 2025-2026, avec plus de 985.000 enfants inscrits et la création de plus de 11.000 nouvelles classes publiques.
Aziz Akhannouch a souligné que la gouvernance du secteur a été renforcée à travers une nouvelle méthodologie de sélection des associations partenaires. Le nombre d’associations impliquées est ainsi passé de 1.133 en 2021-2022 à 235 associations locales entre 2024 et 2025, dans l’objectif d’améliorer la qualité du suivi et la transparence de la gestion.
Ces évolutions ont été accompagnées par une hausse significative des moyens financiers alloués au secteur. Le budget de l’éducation est passé de 58 milliards de dirhams en 2021 à 99 milliards de dirhams en 2026, soit une augmentation de plus de 68 %.
Le chef du gouvernement a également mis en avant les résultats du programme des Écoles pionnières, présenté comme l’un des principaux leviers de réforme du système éducatif.
Selon les évaluations réalisées par des institutions nationales et des organismes indépendants, les élèves issus de ces établissements obtiennent des résultats supérieurs à ceux des écoles ordinaires. Le taux moyen de réponses correctes atteint 59 %, contre 37 % dans les établissements de comparaison.
Les programmes de soutien et de remédiation pédagogique ont également permis d’améliorer la maîtrise des compétences fondamentales. Le taux d’élèves maîtrisant ces compétences est passé de 11 % lors des évaluations diagnostiques à 45 % lors des évaluations finales.
L’expérimentation, lancée en 2023-2024 dans 626 écoles primaires, a été progressivement étendue à 4.626 établissements accueillant près de deux millions d’élèves.
Le gouvernement estime également que le modèle des établissements pionniers contribue à la réduction du décrochage scolaire.
Selon les données présentées par Aziz Akhannouch, le taux d’abandon scolaire dans les collèges pionniers est passé de 8,4 % durant l’année scolaire 2023-2024 à 4,45 % en 2024-2025. Au total, 230 collèges pionniers ont enregistré une baisse de plus de 50 % des abandons scolaires.
Le nombre de collèges pionniers a atteint 786 établissements cette année, soit près de 30 % des collèges publics du Royaume. Leur généralisation devrait se poursuivre dès la prochaine rentrée scolaire avec un objectif de 1.363 établissements accueillant plus de 1,1 million d’élèves.
Le chef du gouvernement a également souligné que les Écoles de la deuxième chance – Nouvelle Génération ont permis la réinsertion de quelque 35.000 jeunes en rupture avec le système scolaire.
Parallèlement aux réformes pédagogiques, le gouvernement poursuit ses investissements dans les infrastructures éducatives.
Le nombre d’écoles communautaires est ainsi passé de 226 en 2021 à 349 durant l’année scolaire actuelle. Entre 2022 et 2025, 758 nouveaux établissements scolaires ont été construits, dont 169 cette année, principalement dans les zones rurales.
Le programme de réhabilitation de 5.000 établissements scolaires a également permis d’améliorer les infrastructures et les équipements pédagogiques.
Ces efforts ont contribué à réduire le taux de surpopulation dans les classes. Celui-ci est passé de 9,4 % à 5,7 % au niveau national. Dans le primaire, le taux est tombé à 1,3 %, contre 6,5 % en 2021-2022.
Le gouvernement met enfin en avant l’importance des dispositifs de soutien social dans la lutte contre les inégalités éducatives.
Près de 3,4 millions d’élèves ont bénéficié de l’aide sociale directe durant l’année scolaire 2025-2026, contre 2,7 millions l’année précédente. Parmi eux, 1,9 million résident en milieu rural.
Le nombre de bénéficiaires des internats est passé de 126.000 en 2022 à près de 200.000 aujourd’hui, tandis que plus de 700.000 élèves bénéficient du transport scolaire, dont environ 600.000 en milieu rural.
LNT