Tamwilcom lance son plan stratégique 2026-2030

Par LNT
Tamwilcom

Les mécanismes de partage des risques jouent un rôle essentiel dans le financement des économies, aussi bien pour accompagner l’investissement, l’innovation et l’entrepreneuriat en période de croissance que pour préserver la dynamique du financement lors des crises, a souligné, mercredi à Salé, le directeur général de Tamwilcom, Said Jabrani.

« Lors des phases de ralentissement économique, de tensions financières ou d’incertitudes accrues, les mécanismes de garantie deviennent des instruments contracycliques majeurs permettant de préserver la dynamique du financement, de maintenir la confiance des acteurs financiers et d’éviter une contraction excessive du crédit aux entreprises », a dit M. Jabrani à l’ouverture de la cérémonie de lancement de « Jossour 2030 », nouveau plan stratégique 2026-2030 de Tamwilcom.

La pandémie de Covid-19 a parfaitement illustré cette réalité où Tamwilcom a préservé les capacités de centaines de milliers de très petites, petites et moyennes entreprises (TPME) confrontées à des tensions de trésorerie sans précédent, a-t-il noté.

Revenant sur le plan Jossour 2030, M. Jabrani a indiqué qu’il marque une nouvelle étape dans le parcours d’une institution qui, au fil des années, s’est affirmée comme un acteur central de l’accès au financement et un levier important des politiques publiques de soutien à l’entreprise, à l’investissement et à l’inclusion économique.

Ce plan, a-t-il soutenu, s’inscrit pleinement dans les orientations nationales de la politique actionnariale de l’Etat et qui prône performance, impact, complémentarité avec les politiques publiques, relevant que Tamwilcom adopte une vision qui s’inscrit dans la continuité des acquis construits collectivement, mais avec une ambition plus forte, plus ouverte et plus structurante.

Il s’agit d’une ambition tournée vers le financement de la nouvelle génération de projets productifs, orientée vers davantage d’impact territorial, d’inclusion financière, d’innovation et d’accompagnement de l’investissement privé et qui vise également à renforcer davantage le rôle de pont de l’institution entre les politiques publiques, le secteur financier et les besoins réels de l’économie, a expliqué le DG de Tamwilcom.

Selon lui, Jossour 2030 est aujourd’hui le plan qui « permettra à Tamwilcom d’accompagner l’essor socio-économique du Royaume et à contribuer pleinement à l’ambition de développement à laquelle nous aspirons tous ».

Pour sa part, le président de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), Mehdi Tazi, a relevé que cette stratégie arrive à un moment où l’architecture de financement du Maroc se renforce.

La Charte de l’Investissement, le Fonds Mohammed VI pour l’Investissement, la charte de financement des TPE, le développement du capital-investissement et du marché boursier : chacune de ces initiatives participe au développement du secteur privé et compose progressivement un environnement de financement solide et complet, a indiqué M. Tazi.

Dans le détail, il a expliqué que Jossour 2030 répond à un enjeu central, à savoir permettre à davantage d’entreprises marocaines de trouver les financements dont elles ont besoin pour investir, se moderniser, gagner en productivité et accéder à de nouveaux marchés, un enjeu décisif pour le Maroc.

« En effet, la transformation de notre économie ne dépendra pas uniquement des grands projets, aussi structurants soient-ils. Elle dépendra aussi de notre capacité à densifier le tissu productif, à renforcer nos chaînes de valeur locales et à créer des emplois durables dans l’ensemble des territoires », a-t-il soulevé.

L’événement a réuni les principaux acteurs de l’écosystème national du financement, de l’investissement et de l’entrepreneuriat, aux côtés des partenaires institutionnels engagés en faveur du développement économique, dont plusieurs membres du gouvernement et présidents de régions.

 

LNT avec Map

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