L’ambassadeur représentant permanent du Maroc auprès des Nations Unies, Omar Hilale, a estimé que le maintien de la question du Sahara marocain à l’ordre du jour du Comité des 24 de l’ONU (C24) est désormais « anachronique », au regard des développements récents enregistrés autour de ce dossier.
S’exprimant lors du séminaire régional du C24 tenu du 25 au 27 mai à Managua, au Nicaragua, le diplomate marocain a affirmé que cette situation est « en violation de l’article 12 de la Charte des Nations Unies », relatif à la primauté du Conseil de sécurité sur les organes subsidiaires de l’Assemblée générale.
Selon lui, la résolution 2797 du Conseil de sécurité a marqué une nouvelle étape dans le traitement du dossier, en consacrant le plan d’autonomie sous souveraineté marocaine comme « la seule et unique base sérieuse et crédible » pour parvenir à un règlement politique.
Omar Hilale a également rappelé que cette résolution réaffirme la responsabilité des différentes parties impliquées dans le processus politique, à savoir le Maroc, l’Algérie, la Mauritanie et le Front Polisario.
Le diplomate marocain a estimé que le dossier relève désormais exclusivement de la compétence du Conseil de sécurité des Nations Unies, chargé des questions de paix et de sécurité internationales, et non d’une approche relevant du processus de décolonisation.
Il a par ailleurs souligné que le soutien international à l’initiative marocaine d’autonomie s’est renforcé progressivement depuis sa présentation en 2007, indiquant que plus de 130 États membres des Nations Unies soutiennent cette initiative comme solution politique au différend régional.
Au cours de son intervention, Omar Hilale a également évoqué les projets de développement menés dans les provinces du Sud dans le cadre du Nouveau modèle de développement lancé sous l’impulsion du Roi Mohammed VI, citant notamment les infrastructures, les énergies renouvelables, l’économie bleue, l’éducation et la santé.
Le diplomate a enfin rappelé un extrait du discours royal prononcé après l’adoption de la résolution 2797, dans lequel le Souverain réaffirmait l’attachement du Maroc à une solution politique « sans vainqueur ni vaincu ».
LNT
