Née à Marrakech, la marque DOUM Official développe des créations artisanales inspirées du savoir-faire marocain et des matières naturelles. Dans cet entretien, sa cofondatrice, Yasmine Erguibi, revient sur l’identité de la marque, l’importance du travail artisanal local et les ambitions de développement de DOUM Official au Maroc et à l’international.
La Nouvelle Tribune : Pour les lecteurs qui découvrent DOUM Official, comment présenteriez-vous l’univers et l’identité de la marque ?
Yasmine Erguibi : DOUM Official est une maison marocaine de création et de fabrication née à Marrakech, qui mêle artisanat, design contemporain et matières naturelles. Notre univers est inspiré par le Maroc, ses paysages, son architecture et surtout son savoir-faire artisanal.
À travers nos créations, nous cherchons à proposer une vision plus contemporaine et internationale de l’artisanat marocain, tout en conservant son authenticité et son âme.
DOUM Official mise sur des créations artisanales fabriquées au Maroc. Pourquoi était-il important pour vous de construire la marque autour de ce savoir-faire local ?
Parce que ce savoir-faire fait partie de notre identité. Dès le départ, nous voulions créer une marque ancrée dans le patrimoine marocain tout en l’inscrivant dans une esthétique moderne.
Le Maroc possède une richesse artisanale incroyable, avec des techniques transmises depuis des générations. Pour nous, il était essentiel de valoriser ce travail manuel et de montrer qu’il peut répondre aux standards du design et du luxe internationaux.
C’est aussi une manière de soutenir des artisans et des femmes qui vivent de ces métiers et participent chaque jour à faire vivre ce patrimoine.
Le raphia et les matières naturelles occupent une place centrale dans vos collections. Qu’est-ce qui vous attire particulièrement dans ces matériaux ?
Les matières naturelles ont quelque chose de vivant et d’intemporel. Le raphia, par exemple, possède une texture et une chaleur uniques qui apportent beaucoup d’authenticité aux créations.
Nous aimons aussi le contraste entre ces fibres naturelles et des lignes plus modernes ou des finitions plus sophistiquées. Cela crée un équilibre entre artisanat traditionnel et design contemporain.
Aujourd’hui, de plus en plus de consommateurs recherchent des pièces artisanales et produites en petites séries. Comment percevez-vous cette évolution du marché ?
Je pense qu’il y a aujourd’hui un vrai besoin de sens et d’authenticité. Les consommateurs veulent savoir qui fabrique les produits, dans quelles conditions et avec quelles matières.
Les pièces artisanales racontent une histoire et apportent une dimension plus humaine et émotionnelle. Cette évolution est très positive, car elle valorise la qualité, le temps de fabrication et le savoir-faire plutôt que la production de masse.
Les réseaux sociaux jouent aujourd’hui un rôle important dans le développement des marques de mode. Quelle place occupent-ils dans la stratégie de visibilité et de croissance de DOUM Official ?
Les réseaux sociaux sont devenus essentiels pour partager notre univers et raconter l’histoire derrière les créations. Ils nous permettent de montrer les ateliers, les matières, les gestes artisanaux et tout le travail humain derrière chaque pièce.
Ils ont également joué un rôle important dans notre visibilité à l’international en nous permettant de toucher une clientèle et des partenaires sensibles à l’artisanat et au design.
Après plusieurs années de développement, quelles sont les prochaines ambitions de DOUM Official, aussi bien au Maroc qu’à l’international ?
Notre ambition est de continuer à faire rayonner le savoir-faire marocain à travers des créations contemporaines et haut de gamme.
Nous souhaitons développer davantage nos ateliers au Maroc, continuer à collaborer avec les artisans et renforcer notre présence à l’international auprès de partenaires premium dans les secteurs de la mode, de l’hospitality et du lifestyle.
Notre objectif reste de créer des pièces intemporelles qui valorisent l’artisanat marocain tout en répondant aux standards internationaux les plus exigeants.
Propos accueillis par Asmaa Loudni
