Abdellah Bouanou, figure offensive du PJD à l’approche des législatives

Par LNT
Abdellah Bouanou
Crédit photo : Ahmed Boussarhane/LNT.

À quelques mois des élections législatives marocaines prévues en septembre 2026, Abdellah Bouanou s’impose de nouveau comme l’une des principales voix de l’opposition parlementaire marocaine. Président du groupe parlementaire du Parti de la Justice et du Développement, il multiplie les sorties médiatiques et les critiques contre le gouvernement d’Aziz Akhannouch, dans un contexte marqué par la préparation du scrutin de 2026.

Ces dernières semaines, Bouanou s’est particulièrement illustré lors de la présentation du bilan gouvernemental au Parlement. Devant la Chambre des représentants, le responsable du PJD a accusé l’Exécutif de « tromperie » et dénoncé ce qu’il considère comme une communication politique déconnectée des réalités sociales et économiques du pays.

Lors de cette intervention, largement relayée sur les réseaux sociaux et dans les médias marocains, Bouanou a également critiqué l’absence de reconnaissance envers plusieurs corps de l’État dans le discours gouvernemental, notamment les Forces armées royales, la Protection civile ou encore les victimes des catastrophes naturelles récentes. Il a aussi reproché au gouvernement son manque de présence au Parlement, évoquant un « évitement du contrôle parlementaire ».

Cette posture offensive confirme le retour progressif du PJD dans le débat politique national après la lourde défaite électorale de 2021. Plusieurs médias marocains décrivent désormais Abdellah Bouanou comme l’un des principaux « poils à gratter » du gouvernement.

Dans la perspective des législatives de 2026, le PJD a justement décidé de remettre en avant plusieurs de ses figures historiques et cadres expérimentés. Le nom d’Abdellah Bouanou figure ainsi parmi les premières investitures dévoilées par le parti dirigé par Abdelilah Benkirane. Il devrait de nouveau porter les couleurs du parti dans la circonscription de Meknès, bastion historique du PJD.

Le parti islamiste cherche aujourd’hui à reconstruire son influence politique après son effondrement électoral de 2021, où il était passé de 125 à seulement 13 sièges à la Chambre des représentants.   Cette stratégie de reconquête repose notamment sur des figures connues du grand public comme Bouanou, Driss El Azami ou encore Amina Maelainine.

Parallèlement, Abdellah Bouanou continue de défendre les propositions du PJD concernant la réforme du système électoral. Le parti plaide notamment pour un retour à un quotient électoral basé sur les suffrages exprimés plutôt que sur le nombre d’inscrits, estimant que le système actuel pénalise les grands partis.

Dans ses prises de parole récentes, Bouanou insiste régulièrement sur les questions de gouvernance, de pouvoir d’achat et de transparence institutionnelle. Une ligne politique offensive qui semble viser à repositionner le PJD comme principale force d’opposition à l’approche d’un scrutin législatif qui s’annonce particulièrement disputé.

Crédit photo : Ahmed Boussarhane/LNT.

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