Bank Al-Maghrib a procédé au renouvellement de la composition de son Conseil à travers la nomination de six nouveaux membres indépendants. Publiée au Bulletin officiel, cette recomposition concerne les membres indépendants dont les mandats sont arrivés à échéance, sans modification de l’architecture institutionnelle permanente du Conseil, qui demeure articulée autour du wali de Bank Al-Maghrib, Abdellatif Jouahri, du directeur général de la Banque centrale, Abderrahim Bouazza, ainsi que du directeur du Trésor et des Finances extérieures, Mohammed Tarik Bchir.
Les nouvelles nominations traduisent une volonté de renforcer la diversité des expertises représentées au sein de l’organe de gouvernance de la Banque centrale, avec l’intégration de profils issus du monde académique, de l’administration économique et des institutions financières internationales.
Parmi les nouveaux membres figure Mounssif Aderkaoui, économiste affilié à l’Université Mohammed VI Polytechnique, dont les travaux portent sur les politiques publiques et les enjeux de développement économique. Son parcours comprend également des responsabilités dans des secteurs liés à l’économie et au tourisme.
Le Conseil accueille également Jilali Kenzi, ancien haut responsable du ministère de l’Économie et des Finances, passé notamment par l’Inspection générale des finances et la Direction du Trésor, avec une expérience centrée sur les politiques financières et la gestion publique.
Autre nomination, celle de Bouchra Rahmouni, professeure à l’Africa Business School de l’UM6P, dont les travaux portent notamment sur le développement inclusif, l’innovation sociale et les politiques de croissance.
Le champ académique est également représenté par Fouzi Mourji, enseignant-chercheur à l’Université Hassan II de Casablanca, spécialiste de l’économétrie appliquée et de l’économie du développement, ayant collaboré avec plusieurs organisations internationales, dont la Banque mondiale et le Programme des Nations unies pour le développement.
Le Conseil intègre aussi Abdelhak Senhadji, ancien cadre dirigeant du Fonds monétaire international, fort d’une expérience dans les questions de politique budgétaire et de gestion macroéconomique, notamment dans les économies émergentes et à faible revenu.
Enfin, Raja Chakir rejoint l’instance avec une expertise en économie agricole, politiques environnementales et changement climatique. Chercheuse à l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement, son profil élargit le spectre des compétences représentées au sein du Conseil à des enjeux de durabilité et de transition climatique.
LNT