Ahmed Rahhou,
président du Conseil de la concurrence,
a récemment relancé un débat sensible au Maroc.
Cette fois,
les discussions concernent principalement :
Selon lui,
le pays doit désormais éviter
les anciennes politiques de subventions généralisées.
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Concernant les carburants,
Ahmed Rahhou estime qu’un système de subvention classique
profite davantage aux gros consommateurs.
Autrement dit,
plus une personne consomme de carburant,
plus elle bénéficie indirectement des aides publiques.
Pour cette raison,
il défend plutôt un système d’aides sociales ciblées
destinées aux ménages les plus modestes.
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Le président du Conseil de la concurrence
a également évoqué le secteur pharmaceutique.
Selon lui,
de nombreuses pharmacies connaissent aujourd’hui
une situation économique fragile.
La baisse progressive des prix des médicaments
réduit fortement leurs marges financières.
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Face à cette situation,
plusieurs pistes sont désormais envisagées.
Parmi elles :
Cependant,
le sujet reste particulièrement sensible
chez les professionnels du secteur.
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De nombreux pharmaciens refusent notamment
l’ouverture du capital des pharmacies
à des investisseurs non pharmaciens.
Selon eux,
le médicament ne doit pas devenir
un simple produit commercial.
Ils craignent également
une transformation trop agressive du secteur.
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Par ailleurs,
Ahmed Rahhou a défendu le principe
de liberté des prix.
Selon lui,
la concurrence reste l’un des meilleurs moyens
de protéger les consommateurs sur le long terme.
Cette position continue toutefois
de diviser l’opinion publique.
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Le débat intervient dans un contexte économique compliqué.
Les prix des carburants restent très surveillés,
tandis que les dépenses de santé continuent d’augmenter.
De son côté,
le pouvoir d’achat demeure
l’une des principales préoccupations des Marocains.
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Une chose est certaine :
les déclarations d’Ahmed Rahhou
relancent un débat majeur
sur l’avenir de la régulation économique au Maroc.