Aquaculture : l’ANDA met en avant le leadership féminin comme levier de croissance durable
L’Agence nationale pour le développement de l’aquaculture (ANDA) a organisé, le 29 avril à Rabat, une rencontre consacrée au leadership et à l’entrepreneuriat féminin dans le secteur aquacole, afin de mettre en lumière la contribution des femmes au développement durable de cette filière émergente.
Placée sous le thème « Leadership féminin en aquaculture : levier de valorisation du travail et de croissance durable », cette initiative s’inscrit dans les priorités nationales liées à l’égalité des chances, à l’inclusion économique et à la promotion de l’économie bleue. Organisée sous la présidence de la secrétaire d’État chargée de la Pêche maritime, Zakia Driouich, la rencontre a réuni responsables institutionnels, représentantes d’organisations internationales, entrepreneures et professionnelles du secteur.
Dans son intervention d’ouverture, Zakia Driouich a souligné la volonté de renforcer le rôle économique des femmes dans l’aquaculture, notamment à travers un meilleur accès à l’investissement, à l’innovation et à l’entrepreneuriat. Selon elle, l’objectif est de permettre aux femmes de devenir des « actrices économiques à part entière » dans cette filière en développement.
La rencontre a également été marquée par les interventions de la représentante résidente du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) au Maroc, Ilaria Carnevali, et de la directrice de l’ANDA, Majida Maarouf. Les échanges se sont articulés autour de plusieurs panels consacrés à l’entrepreneuriat féminin, au financement des projets aquacoles, à l’accompagnement institutionnel ainsi qu’aux stratégies de soutien portées par les organisations internationales.
Plusieurs intervenantes ont mis en avant les opportunités offertes par l’aquaculture pour favoriser l’inclusion économique des femmes. Kamar Talbi, cheffe du département des ressources et systèmes d’information à l’ANDA, a insisté sur le potentiel du secteur comme levier d’intégration dans des métiers créateurs de valeur. De son côté, Najat El Moutchou, spécialiste de l’économie bleue et consultante auprès de la Banque mondiale, a évoqué les mécanismes de financement innovants et les perspectives de développement d’un entrepreneuriat féminin inclusif dans les chaînes de valeur aquacoles.
La question du financement et de l’accompagnement institutionnel a également été abordée par Siham Fellahi, chargée de mission au ministère de l’Économie et des Finances, tandis que Lina Chiadmi, consultante à la FAO Maroc, a présenté les orientations de l’organisation internationale en faveur d’une aquaculture durable conciliant production et préservation des écosystèmes.
L’événement a aussi mis à l’honneur plusieurs figures féminines du secteur aquacole. Le Prix de l’Excellence et du Parcours Méritoire a été attribué à Soumya Bouzerktoun, pionnière de l’ostréiculture au Maroc. Le Prix de l’Innovation et de la Performance Entrepreneuriale est revenu à Sanaa Rami, engagée dans le développement de la filière ostréicole et de la marque « Huîtres Kandy ». Quant au Prix de l’Impact Durable et de l’Inclusion, il a été décerné à Jamila Karoum, présidente d’une coopérative féminine spécialisée dans l’algoculture.
Selon les organisateurs, cette initiative vise à renforcer les synergies entre les différentes actrices du secteur et à promouvoir une approche plus inclusive du développement aquacole au Maroc.
LNT
