Heure légale: le gouvernement rappelle le cadre du GMT+1 malgré la contestation
Le gouvernement a réaffirmé le caractère institutionnel et encadré de la gestion de l’heure légale au Maroc, soulignant qu’elle repose sur des dispositions juridiques et réglementaires et ne relève pas d’une décision ponctuelle ou sectorielle.
Intervenant lundi à la Chambre des représentants, la ministre déléguée chargée de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration, Amal El Fallah Seghrouchni, a rappelé que l’heure légale du Royaume est régie par un corpus juridique précis, notamment le décret royal n° 455.67 du 2 juin 1967, ainsi que le décret n° 2.18.855 du 26 octobre 2018.
Ce dernier texte prévoit l’ajout de 60 minutes à l’heure légale, consacrant ainsi le maintien du GMT+1 tout au long de l’année, tout en permettant la suspension de son application dans certaines circonstances spécifiques.
Répondant à une question orale posée par des députés du Groupe du Progrès et du Socialisme ainsi que par des parlementaires non affiliés, la ministre a insisté sur le fait que la question de l’heure légale s’inscrit dans un cadre réglementaire structuré, impliquant plusieurs départements gouvernementaux.
Elle a précisé que le traitement de cette question repose sur une approche institutionnelle fondée sur le respect des compétences de chaque département, dans le cadre d’une coordination globale.
Selon Mme Seghrouchni, l’évaluation des effets du système GMT+1 ne peut être appréhendée de manière isolée, dans la mesure où elle mobilise plusieurs paramètres, notamment économiques, sociaux et organisationnels. Cette évaluation s’inscrit ainsi dans une démarche globale visant à concilier les exigences de l’intégration économique avec les attentes des citoyens.
La ministre a également mis en avant les mesures d’accompagnement déployées par le gouvernement pour atténuer les effets du décalage horaire sur la vie quotidienne. Celles-ci incluent notamment l’adaptation des horaires de travail dans les administrations publiques selon une logique de flexibilité, ainsi que l’ajustement du temps scolaire en fonction des spécificités territoriales.
Elle a par ailleurs évoqué le renforcement de la coordination entre les différents départements concernés, dans l’objectif d’assurer la continuité du service public dans des conditions optimales.
Ces dispositifs visent, selon elle, à garantir une meilleure organisation des activités administratives, éducatives et économiques, tout en tenant compte des contraintes liées au changement d’horaire.
Reconnaissant la sensibilité du sujet, Mme Seghrouchni a souligné que la question de l’heure légale touche directement à la vie quotidienne des citoyens, qu’il s’agisse des familles, du système éducatif ou encore des activités économiques.
Elle a indiqué que la gestion de ce dossier se fait dans une approche participative, impliquant différents acteurs et fondée sur les principes de responsabilité et de concertation. L’objectif, a-t-elle expliqué, est de garantir des décisions publiques claires et stables, dans le respect des institutions et de l’intérêt général.
LNT
