Transport aérien : le Maroc réaffirme son engagement en faveur du marché unique africain
Le Maroc a réitéré son engagement en faveur du projet de Marché unique du transport aérien africain (MUTAA), à l’occasion d’une réunion tenue en marge de la 5ᵉ édition du Global Implementation Support Symposium 2026 à Marrakech.
Intervenant lors de cette rencontre, le ministre du Transport et de la Logistique, Abdessamad Kayouh, a indiqué que le Royaume demeure disposé à collaborer avec les États africains et la Commission africaine de l’aviation civile pour faire progresser ce projet, considéré comme un levier d’intégration économique et de renforcement de la connectivité continentale.
Le Maroc a adhéré à cette initiative en 2019, dans la continuité d’une politique de libéralisation du transport aérien engagée dès les années 2000, notamment à travers l’accord « Open Sky » conclu avec l’Union européenne. Selon le ministre, cette orientation a contribué à une croissance du trafic aérien, qui a atteint plus de 36 millions de passagers en 2025, ainsi qu’à une amélioration de la connectivité internationale et de l’attractivité touristique.
Cette dynamique a également permis de positionner le Royaume comme un hub aérien régional, reliant l’Europe, l’Afrique et les Amériques. Sur le continent africain, la connectivité s’est renforcée, notamment à travers le réseau de Royal Air Maroc, qui dessert plus de 25 pays depuis son hub de Casablanca.
Dans le cadre de sa participation au MUTAA, le Maroc a engagé plusieurs actions visant à adapter son cadre réglementaire aux principes de la Décision de Yamoussoukro. Le pays a notamment élaboré un modèle d’accord de services aériens et procédé à la révision de ses accords bilatéraux avec des partenaires africains, avec 19 accords signés ou paraphés à ce jour.
Ces démarches ont conduit à la désignation du Maroc comme membre du projet pilote de mise en œuvre du MUTAA. Cette reconnaissance s’accompagne, selon les autorités, d’une responsabilité accrue dans l’accompagnement de la dynamique continentale.
De son côté, la secrétaire générale de la CAFAC, Adefunke Adeyemi, a souligné les enjeux liés à l’amélioration de la connectivité et à l’accès aux marchés. Elle a indiqué que la libéralisation du transport aérien pourrait générer des retombées économiques significatives à l’échelle du continent, en termes de croissance et d’emplois.
Organisé sous le Haut Patronage du Roi Mohammed VI, le GISS 2026 a réuni plusieurs acteurs du secteur autour du thème « Solutions régionales, bénéfices mondiaux », dans un contexte marqué par les enjeux de développement du transport aérien en Afrique.
LNT
