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CAN : peines confirmées pour les supporters sénégalais impliqués dans les violences

CAN : peines confirmées pour les supporters sénégalais impliqués dans les violences

Par LNT
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La justice marocaine a définitivement tranché. La Cour d’appel de Rabat a confirmé, lundi 13 avril 2026, les peines de prison prononcées à l’encontre de 18 supporters sénégalais impliqués dans les incidents survenus lors de la finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025, disputée au Complexe Moulay Abdellah. 

Selon les informations relayées par plusieurs médias marocains, ces supporters ont été reconnus coupables d’actes de hooliganisme caractérisés, survenus en marge de la rencontre opposant le Maroc au Sénégal le 18 janvier dernier.

Des peines confirmées en appel

Les condamnations, déjà prononcées en première instance, ont été maintenues dans leur intégralité. Elles s’échelonnent entre trois mois et un an de prison ferme, assorties d’amendes allant de 1.000 à 5.000 dirhams. 

Dans le détail, neuf prévenus ont écopé d’un an d’emprisonnement, six autres de six mois, tandis que trois supporters ont été condamnés à trois mois de prison. 

La Cour a rejeté plusieurs demandes formulées par la défense, notamment celle visant à auditionner le président de la Confédération africaine de football (CAF), estimant que cette requête n’apportait aucun élément nouveau au dossier. 

Des faits jugés graves par la justice

Les faits remontent aux dernières minutes de la finale de la CAN 2025, marquée par une forte tension autour d’une décision arbitrale en faveur du Maroc. D’après les récits des médias marocains, plusieurs supporters sénégalais ont alors envahi la pelouse, lancé des projectiles et affronté les forces de l’ordre. 

Ces débordements ont causé des blessures parmi les agents de sécurité ainsi que des dégâts matériels importants dans l’enceinte sportive, justifiant la qualification pénale de hooliganisme retenue par le parquet. 

Dans ce contexte, les autorités judiciaires marocaines ont insisté sur la nécessité de faire respecter l’ordre public et de sanctionner fermement tout acte de violence dans les enceintes sportives.

Une réponse judiciaire ferme dans un contexte sous tension

Cette décision intervient dans un climat particulièrement tendu autour de la finale de la CAN 2025, déjà marquée par de nombreuses polémiques sportives et disciplinaires.

Les médias marocains soulignent que la réponse judiciaire s’inscrit dans une volonté de garantir la sécurité des événements internationaux organisés au Maroc, notamment à l’approche d’échéances sportives majeures sur le continent.

Par ailleurs, certains des condamnés à des peines plus courtes pourraient bénéficier d’une libération prochaine, conformément aux dispositions légales en vigueur. 

Un message de fermeté des autorités marocaines

Au-delà du volet judiciaire, cette affaire illustre la ligne de fermeté adoptée par les autorités marocaines face aux violences dans le sport. Les incidents de Rabat ont été traités comme une atteinte grave à l’ordre public, dans un contexte où le Royaume entend renforcer son image de pays organisateur fiable et sécurisé.

La confirmation des peines en appel vient ainsi clore, sur le plan judiciaire, l’un des épisodes les plus tendus de la CAN 2025, tout en envoyant un signal clair quant à la tolérance zéro face aux débordements violents dans les stades.

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